Réponse de Jésus à la question raciale et Ferguson

Réponse de Jésus à la question raciale et Ferguson

par Frank Viola

raceandthechurch

Pour les membres de l’espèce humaine, la perception c’est la réalité. Du moins, il en est ainsi pour la plupart des mortels.

Et la perception est façonnée par notre propre expérience, l’expérience de nos pairs, et les images et les messages que nous consommons.

Lorsque le procès d’O.J. Simpson a été diffusé à la télévision publique il y a 20 ans, je l’ai suivi de près. Lorsque le verdict: « non coupable » a été annoncé, la majorité de la communauté noire s’en est réjouie. La majorité de la communauté blanche était perplexe. Dans leur esprit, O.J. était acquitté d’un meurtre.

Pourquoi ces perceptions radicalement différentes?

À cause de l’expérience.

Vers la compréhension des réactions

Quelques années avant le procès d’O.J., Rodney King – un homme noir – avait été battu sans pitié par la police, et cela avait été filmé. Quelques années plus tard, les policiers qui étaient impliqués dans le passage à tabac furent acquittés.

Les Noirs ressentaient qu’une autre injustice avait eu lieu contre leur communauté.

Par conséquent, lorsque O. J. a été acquitté, le sentiment de la communauté noire était: « Enfin, un homme noir a finalement été libéré par le système. Nous avons eu un peu de justice!  »

Pour beaucoup de Noirs, le verdict était personnel. Un arrangement « juste » aux nombreuses « injustices » du passé.

La réaction au procès Simpson est un petit aperçu de ce qui est à l’œuvre dans les cœurs et les esprits de beaucoup d’Étasuniens noirs aujourd’hui. Vivant sur l’héritage de centaines d’années d’oppression, la perception que de nombreux Noirs ont est que la plupart (sinon la totalité) des Blancs sont racistes dans une certaine mesure et le système judiciaire étasunien est ligué contre les Noirs en tant que communauté. Juste ou injuste, vraie ou fausse, cette perception est profondément ancrée, renforcée, et transmise.

Certains blancs, d’autre part, ont souffert des tragédies personnelles aux mains de criminels qui se trouvaient être des noirs. Et cela a biaisé leur perception, la mêlant de peur, de suspicion, et des pires pensées sur les hommes noirs en général. Les stéréotypes à la télévision et au cinéma n’ont fait qu’enfoncer plus profondément ce clou.

Si une unité de police locale a lutté contre beaucoup de criminalité dans une communauté noire en particulier, ces policiers seront désormais méfiants envers tous les hommes noirs. Le jeu des obstacles, alors, est installé contre tous les hommes noirs, même ceux qui sont d’honnêtes citoyens. Les pères noirs sont obligés d’avoir des entretiens avec leurs jeunes fils pour qu’ils soient sur leurs gardes, un agent de police pouvant automatiquement leur imputer des méfaits, aux fins d’utiliser une force excessive, alors que s’ils étaient blancs, ils n’auraient pas à s’inquiéter.

Vers l’empathie

Après avoir été moi-même faussement accusé à différents moments de ma vie, je peux me figurer dans une certaine mesure l’expérience horrible que de nombreux hommes noirs ressentent.

Quand j’avais 17 ans, je rentrais à la maison après une étude biblique à laquelle  j’avais assisté et qui s’était terminée bien après minuit. Comme je m’approchais de ma maison, j’ai été pris dans un embouteillage. J’ai vite découvert que les policiers tiraient des adolescents – mes pairs – sur le côté de la route pour inspecter leurs voitures. Certains ont été arrêtés. Apparemment, il y avait une fête qui venait de prendre fin et où il y avait consommation de stupéfiants.

Quand l’un des policiers s’est avancé vers ma voiture, il m’a accusé tout de suite d’avoir participé à la fête. Je lui ai expliqué que je sortais d’une étude biblique. Il s’est mis à rire, complètement incrédule. Je lui ai alors tendu ma Bible, pensant naïvement que cela l’obligerait à remettre en cause son accusation.

Il a pointé sa lampe de poche sur le plancher devant la banquette arrière et a dit: « Ouais, c’est cela, et je vois des feuilles de cannabis sur le plancher là derrière. » Il y avait quelques feuilles mortes sur le plancher du siège-arrière, c’était l’automne, et les feuilles étaient arrivées sur le plancher à l’arrière par les chaussures de mes copains. (En d’autres termes, j’avais peiné en vain pour garder ma voiture propre!) J’ai expliqué que c’était des feuilles de buisson, et ai invité le policier à les inspecter lui-même.

Il a rétorqué: « Ouais, c’est bon. » Quoi qu’il en soit, je devais l’avoir convaincu car il m’a laissé partir.

Mais ce jour-là j’ai eu un petit avant-goût de ce que signifie être « profilé » avec un groupe de mes pairs.

Certes, la raison pour laquelle j’ai été profilé est que beaucoup de mes pairs avaient en fait commis un crime cette nuit-là dans une certaine partie de la ville. J’étais du même âge et dans la même partie de la ville.

Je ne pense pas que le policier qui s’est fourvoyé quand j’étais concerné avait des préjugés contre les ados (en fait, je ne pense pas qu’il était sectaire vis-à-vis des lycéens). Au contraire, il a probablement fait tant d’interpellations avec des adolescents qui consommaient la marijuana qu’il était plus susceptible de suspecter un adolescent dans cette partie de la ville cette nuit-là que si j’avais la quarantaine.

Sans aucun doute, ce principe fonctionne lorsque les officiers de police « profilent » des personnes d’une certaine race ou d’un certain âge. Cela ne signifie pas nécessairement que tous les policiers qui se méfient de quelqu’un qui appartient à un certain groupe de référence sont des sectaires racistes ou âgistes. Cela pourrait signifier qu’ils bâtissent des stéréotypes fondés sur le nombre et la majorité d’après leur expérience personnelle. Ceci est faux aussi, mais c’est différent d’être un sectaire qui croit que toutes les personnes d’une certaine race ou d’un certain âge leur sont inférieurs.

La réalité de privilège

Le nœud du problème est le suivant: dans les USA du 21e siècle, s’il se trouve que vous êtes né blanc, vous n’avez pas les mêmes questions à régler que ceux qui sont noirs. Le jeu des obstacles est déployé contre vous d’une façon qui vous est imperceptible.

Dans l’ensemble, vous – en tant que personne blanche – avez plus de facilité d’arriver au succès.

Maintenant, ce fait n’est pas un prétexte pour la violence, la vengeance, ou le sectarisme contre les Blancs. C’est juste ainsi que sont les choses dans ce monde déchu. Notez que je parle de généralités ici. Si vous êtes noir, né dans une famille riche, vous êtes une exception. Et vous vous en sortez probablement mieux que la plupart des Blancs.

Toutefois, jusqu’à ce que Jésus-Christ revienne pour mettre ce monde en ordre, je ne vois pas trop les choses changer pour de nombreuses années à venir. Oui, nous aurons plus de législation. Oui, nous aurons une situation fragile et ultra sensible des deux côtés. Et oui, nous aurons probablement plus de dialogue où Noirs et Blancs peuvent mieux se comprendre.

Mais je ne crois pas qu’il y ait une solution qui va mettre fin à la peur, la suspicion, l’injustice, ou tous les problèmes qui sont remontés à la surface à partir des événements  récents de Ferguson. Il y aura d’autres incidents à venir qui entraîneront les mêmes réactions.

Si quelqu’un propose des solutions, alors je suis profondément sceptique. C’est facile de proposer des solutions abstraites sur papier. « Si tout le monde faisait telle chose ou telle autre, cela ne se reproduira pas. »

Mais naturellement!

C’est dans mes cordes. Si chaque mortel suivait Jésus de Nazareth et vivait par Sa vie, alors il n’y aurait pratiquement pas de problèmes relationnels entre les mortels. Mais les froides abstractions et ce qui fonctionne réellement sur le terrain sont deux choses radicalement différentes.

Ce que je peux offrir, cependant, c’est ce que je crois être une « réponse de Jésus » à la racine du problème.

Et je parle ici à un niveau qui transcende l’incident local de Ferguson, dont l’issue est encore à déterminer.

Une réponse de Jésus

La réponse de Jésus, je crois, est que chaque véritable disciple du Christ doit comprendre que nos perceptions sont influencées par nos expériences. Et pour nous et les autres, la perception est la réalité, même si elle peut ne pas être la réalité de Dieu.

L’une des choses que les premiers disciples de Jésus enseignaient et pratiquaient, c’est que Jésus-Christ peut transformer les perceptions personnelles de tout un chacun, guérir ses réactions à ses expériences, et remplacer ses perceptions avec SA perception – qui est la vérité et la réalité.

Bien que les chrétiens du premier siècle luttaient encore avec leurs perceptions passées de la race, à savoir, les Judéens haïssaient les Gentils et les Gentils méprisaient les Judéens, ces perceptions s’étaient effondrées sous le poids de la réalité de la nouvelle humanité que Jésus-Christ fit sortir par Sa mort et Sa résurrection.

Quel fut le résultat? Le monde était étonné de voir – pour la première fois – les deux peuples-groupes qui vivaient avec une haine profonde et une hostilité réciproque depuis des milliers d’années (Judéens et Gentils) s’aimer les uns les autres, prendre soin les uns des autres, se marier les uns avec les autres , et s’enterrer les uns les autres!

En effet, l’ekklesia du premier siècle était une communauté contreculturelle qui inspira au monde tout entier ce à quoi l’humanité peut ressembler quand elle est remodelée par la puissance et l’amour de Jésus-Christ. Voyez-vous, Jésus-Christ n’est pas seulement le Seigneur et le Sauveur du monde, il est également l’idée qu’a Dieu d’un être humain. Jésus parlait souvent de Lui-même comme « le Fils de l’homme », qui peut à juste titre être traduit par « l’homme réel. »

Et dans Sa mort et Sa résurrection, Jésus donna naissance à une nouvelle création, une nouvelle humanité, une nouvelle « race » où toutes les divisions naturelles, les préjugés, et les séparations étaient supprimés.

En d’autres termes, la réponse de Dieu au problème des relations raciales en Amérique est une rencontre transformatrice avec le Seigneur Jésus-Christ et une expérience de Son ekklesia, correctement conçue et correctement pratiquée.

Sur ce point, Derwin Gray – un pasteur noir de Caroline du Nord – et moi avons cosigné un article qui, d’après notre sentiment est intemporel dans son message, car il incarne une « réponse de Jésus » à l’épineuse question des luttes raciales et des perceptions aux USA et dans le monde.

Le voici…

LA CARTE RACIALE DES PREMIERS CHRÉTIENS – CE QU’ILS PEUVENT NOUS ENSEIGNER AUJOURD’HUI

Le procès Zimmerman et la tragédie qui l’entoure a capté l’attention du monde. Y compris celle du corps de Christ.

La couverture médiatique a accru les passions sur les deux extrémités. Les conversations sur la race, la loi, l’injustice, les préjugés, les armes, etc. sont toutes soutenues et enflammées.

Dans cet article, nous ne voulons pas peser sur le débat public. Tant s’en faut, notre plus vif désir est d’encourager le peuple de Dieu partout à dépasser le débat que le monde tient dans ses propres termes en voyant l’ethnicité à travers les yeux de notre Seigneur. Il n’y a qu’une seule race, la race humaine, qui est composée de différents groupes ethniques (Actes 17:26).

Nous voulons que vous, cher chrétien, emboitiez le pas aux croyants du Nouveau Testament, car ils peuvent nous apprendre beaucoup de choses sur ce sujet.

Une escapade dans l’assemblée du premier siècle

Le monde du premier siècle était truffé de racisme et d’oppression. Dans l’esprit d’un Judéen du premier siècle, les Gentils (Africains, Romains, Grecs, Syriens, Asiatiques, etc.) étaient créés pour alimenter les feux de l’enfer.

Quand un Judéen appelait un Gentil « incirconcis, » il le crachait. C’était une appellation de profond mépris.

Si une personne judéenne épousait un Gentil, les parents judéens organisaient un service funèbre pour leur enfant. A leurs yeux, leur enfant était mort.

D’un autre côté, les Gentils considéraient les Judéens comme des sous-hommes. Historiquement, les Judéens ont été un peuple opprimé, vivant sous le joug d’une nation de la gentilité après l’autre (par exemple, l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, la Grèce, Rome).

Dans toute l’histoire humaine, il n’y a jamais eu autant d’animosité, de haine et de violence entre deux groupes de personnes, qu’il y en a eu entre le Judéen et le Gentil.

Mais hélas, au premier siècle, il est apparu sur la planète un groupe de personnes qui transcendait cette hostilité raciale.

Il y avait là un groupe de personnes qui se considéraient comme membres d’une même famille… une population composée de Judéens, Gentils, esclaves, libres, riches, pauvres, hommes et femmes.

C’étaient les premiers chrétiens. Le monde romain avait peur en voyant des gens qui se haïssaient les uns les autres et qui ont commencé à s’aimer les uns les autres et vivre ensemble dans le nom de Jésus.

Regardez-les marcher sur la place du marché ensemble, bras dessous bras dessus, chantant de joie dans leurs cœurs.

Judéens et Gentils.

Esclaves et libres.

Riches et pauvres.

Hommes et femmes.

Regardez-les de près. Judéens et Gentils mangeant ensemble, travaillant ensemble, se saluer par un saint baiser, élevant leurs enfants ensemble, prenant soin les uns des autres, se mariant les uns avec les autres, et s’enterrant les uns les autres.

Ce fait a disjoncté les évidences de chaque personne vivant au premier siècle. Il a secoué l’Empire romain dans ses fondements mêmes.

L’église de Jésus-Christ était une société sans classes. Ses membres ne considèraient pas le statut social, la couleur ou la position. Pour eux, il n’y avait ni Judéen ni Grec dans le corps de Christ. Il n’y avait ni esclave ni homme libre. Il n’y avait pas de riche ou de pauvre.

Ici il n’y a ni Grec ni Judéen, ni circoncis ni incirconcis, ni Barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout en tous. (Colossiens 3:11)

Pour les deux premiers siècles, les chrétiens ne s’adressaient les uns aux autres que par leurs prénoms. La raison? Parce que leurs noms de famille indiquaient leur position sociale dans la société.

Il y avait là une société sans classes, sans race où toutes les distinctions sociales étaient effacées.

Dans leur esprit, Judéens et Gentils, esclaves et libres, riches et pauvres n’existaient plus. Les premiers croyants se voyaient comme faisant partie de la même famille. Ils étaient une nouvelle race …une colonie d’un autre royaume, pas appartenant ou originaire de la terre. Pourtant, pour cette terre.

Comment cela est-il arrivé?

Voici venir Jésus, un prophète de la ville déconsidérée de Nazareth.

Dans Son humanité, Jésus était Judéen.

Mais considérez cela autrement. Il était quelque chose d’autre…

« Je ne suis pas de ce monde. »

« Le Père m’a envoyé. »

« Je suis sorti du Père et je vais retourner à Lui. »

Pour le dire dans les mots d’Arthur Custance, Jésus-Christ était une nouvelle espèce sur la planète, une nouvelle création, un nouveau type d’homme.

Jésus de Nazareth est le premier enfant sorti du sein d’une femme qui fasse partie d’une nouvelle création. Un être humain d’après la pensée originelle de Dieu. Une créature qui a vécu par la vie divine, exprimant l’image de Dieu sur la terre.

Et il avait une intention sainte qui a été enveloppée dans un mystère pendant des siècles (Colossiens 1: 25-28; Éphésiens 3: 2-6).

Quelle était cette intention? C’était de s’emparer de la planète en établissant une colonie de sa propre espèce sur la terre. Et il allait le faire d’une manière impensable pour les humains et les anges.

Il allait mourir, ressusciter, et Se reproduire, devenant la tête d’une nouvelle race, une nouvelle humanité, une nouvelle création.

Très sincèrement, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Jean 12:24

Dans Sa mort, Jésus a pris toutes les distinctions sociales, toutes les tensions raciales, toutes les formes de séparation humaine, et Il les a crucifiées.

Mais ce n’est pas tout.

Dans Sa résurrection, Il a donné naissance à une nouvelle humanité à partir des Judéens et des Gentils, détruisant le mur de division et d’hostilité qui les séparait.

Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ayant aboli dans sa chair l’inimitié, … afin qu’il créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix; et qu’il les réconciliât tous les deux en un seul corps à Dieu par la croix, ayant tué par elle l’inimitié. Éphésiens 2: 14-16

Jésus-Christ est devenu le premier-né d’une nouvelle création (Romains 8:29).

La Troisième Race

Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Judéens, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu. 1 Corinthiens 10:32

Ce petit passage contient une vérité monumentale. Avant Jésus-Christ n’entre dans les pages de l’histoire humaine, il n’y avait que deux races: Judéens et Gentils.

Mais avec Sa résurrection, trois races sont apparues sur la planète: les Judéens, les Gentils, et l’ekklesia de Dieu.

Pour cette raison, les chrétiens du IIe siècle se sont appelés la « troisième race » ainsi que la « nouvelle race ».

Le corps du Christ est donc la restauration de l’image originale de Dieu que la création fut conçue pour porter. Une image où il n’y a pas ni Judéen ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme.

Il n’y a ni Judéen, ni Grec; il n’y a ni esclave, ni homme libre; il n’y a ni homme, ni femme: car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus. Galates 3:28

Dans cette nouvelle communauté non-ethnique, les lignes de démarcation de sexe, de race, de classe et de statut social sont effacées. Et de nouvelles distinctions de don spirituel sont accordées.

Regardez comment Paul ouvre son débat sur le fonctionnement du corps du Christ dans 1 Corinthiens 12-14.

Car, comme le corps est un, quoiqu’il ait plusieurs membres; et que, de ce corps unique, tous les membres, quoiqu’ils soient plusieurs, ne forment qu’un corps, il en est de même de Christ. 1 Corinthiens 12:12

Ce passage est peut-être le texte le plus hallucinant dans tout le Nouveau Testament. Il détruit toutes nos hypothèses naturelles sur l’église. Si vous lisez le passage rapidement, vous allez très certainement sauter sur sa signification explosive.

Paul dit aux Corinthiens que, tout comme le corps physique est une unité ayant plusieurs membres, il en est de même de Christ. Remarquez qu’il ne dit pas: « il en est de même du corps du Christ. »

Il dit: « il en est de même de Christ. »

En d’autres termes, Christ est un corps qui a beaucoup de membres. Ou pour le dire d’une autre manière, l‘église c’est Christ. Bien que cela semble hérétique aux oreilles traditionnelles, c’est exactement ce que Paul a écrit.

Du point de vue de Dieu, Christ n’est plus une seule personne. Il est une personne collective. Christ et l’Église sont une seule et même réalité. L’église est la moitié inférieure de Jésus-Christ.

L’idée de Paul n’est pas que la Tête est en quelque sorte vissée sur le corps. Son idée est que Christ incarne l’église. Le Christ ressuscité est une personnalité vivante, inclusive, « plus-qu’individuelle ».

En d’autres termes, l’église est l’image visible du Seigneur invisible. C’est le Christ collectif. C’est Christ dans l’expression humaine collective.

Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui?

Notez-le: JÉSUS CHRIST EST LA PERSONNE QUI RASSEMBLE LE PLUS DANS L’UNIVERS!

Si Jésus peut mettre Judéens et Gentils ensemble pour former une nouvelle humanité, il peut mettre ensemble n’importe quel groupe de races.

Mais voici une question très importante pour les églises et les pasteurs: l’église, si nous sommes racialement ségrégués (87% des églises en Amérique sont homogènes), comment peut-on guérir un pays racialement divisé?

Une église locale multiethnique, alimentée par la grâce de Jésus, est le témoignage public suprême contre le racisme (Galates 2: 11-21). En réalité, une église locale multiethnique est l’église de demain dans le présent (Apocalypse 5: 9). C’est seulement dans la proximité des uns avec les autres que la grâce remplace le racisme.

Donc, du point de vue de Dieu, vous, cher chrétien, faites partie d’une nouvelle race de l’humanité. Vous faites partie d’une « nouvelle espèce », une nouvelle humanité (2 Corinthiens 5:17, Galates 3:28; Colossiens 3:11; Éphésiens 2:15).

Aux yeux de Dieu, l’église n’est rien de plus et rien de moins que Jésus-Christ sur la terre. C’est une nouvelle espèce qui est parente de la divinité; un corps pour le Fils et une famille pour le Père. Espèce selon son espèce.

Il n’est pas étonnant que l’image dominante de l’église dans le Nouveau Testament c’est la famille. « Frères », « sœurs », « mères », « pères », « nouvelle naissance », etc. peuplent les épîtres quand on parle de l’ekklesia de Dieu.

En cette heure où les esprits sont échauffés, Dieu recherche des communautés locales de Son peuple… les ekklesias de Dieu… composées de Noirs, Blancs, Hispaniques, Asiatiques, Judéens, Gentils, vivant leur véritable identité en tant que membres de la nouvelle création.

Un peuple où l’on se connaîtra l’un l’autre, non selon la chair, mais selon l’Esprit.

Un microcosme du royaume de Dieu, où toutes les divisions raciales et ethniques sont effacées et Jésus-Christ devient notre identité.

Un modèle pour que le monde voie  quoi ressemble l’image de Dieu dans une forme visible.

Un peuple qui poussera le monde à regarder avec étonnement et dire: « Voyez comme ils s’aiment. »

Les solutions politiques ne pourront aller bien loin. Les amendements à nos lois seront toujours limités. Les nuances dans le système judiciaire seront d’un secours négligeable.

Bien que toutes ces choses sont bonnes et nous les saluons, elles ne peuvent pas supprimer le racisme du cœur des mortels déchus.

Seul Christ le peut. Et Son ekklesia peut le manifester… visible, tangible, palpable, expérienciel.

C’est là la « carte de la race » que les premiers chrétiens tenaient dans leurs mains. Et c’est l’héritage de tout le peuple de Dieu aujourd’hui.

La terre est donc en attente…

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