Stephen Mattson, Quand les chrétiens aiment plus la théologie que les gens

Stephen Mattson, Quand les chrétiens aiment plus la théologie que les gens

ntjufen a traduit.

Holding hands, Mats Bergström; Shutterstock

Au-delà du monde des églises, des blogs religieux et des facs de théologie, personne ne se préoccupe vraiment de la théologie. Ce qui compte, c’est la façon dont vous traitez les autres.

Au sein de la chrétienté, on nous enseigne souvent le contraire: les doctrines, les traditions, les théologies et les différentes croyances sont les seules choses qui importent. C’est ce qui sépare les églises, les dénominations, les théologiens et ceux qui sont «sauvés» des «non sauvés».

Historiquement, les chrétiens ont été tentés de classer la Bible dans de nombreux ensembles de croyances inspirées ou hérétiques, bonnes ou mauvais, vraies ou fausses – sans possibilité de doute ou d’interrogation ou d’incertitude.

Il est facile de se laisser aller à théoriser sur Dieu, mais dans notre vie quotidienne, la réalité est ce qui compte le plus pour les gens qui nous entourent. La théorisation devient importante une fois qu’elle devient pertinente, pratique et applicable à nos vies.

Quand je suis malade, et que vous m’apportez un repas, peu m’importe si vous êtes calviniste ou arminianiste.

Quand je suis pauvre, et que vous me donnez de la nourriture et de l’argent, je m’en fiche si vous êtes pré-millénariste ou post-millénariste.

Quand je suis hospitalisé, et que vous m’envoyez un panier, je ne me soucie pas de la dénomination de votre église.

Lorsque vous visitez mes grands-parents dans leur maison de retraite, je me fiche du style de musique de culte que vous écoutez.

Lorsque vous avez la gentillesse de déblayer l’allée qui mène chez mes parents, je ne me soucie pas de la traduction de la Bible que vous lisez.

Lorsque vous transportez un ami dont la voiture est tombée en panne, peu m’importe si vous êtes baptiste ou catholique.

Lorsque vous aidez ma grand-mère à porter son cabas de courses, je n’en ai rien à faire que vous croyiez à l’évolution.

Lorsque vous protégez mes enfants d’une voiture pendant qu’ils traversent la rue, je ne me soucie pas de savoir qui est votre théologien préféré.

Lorsque vous célébrez mon anniversaire avec moi, je ne me soucie pas de vos points de vue sur le baptême.

Lorsque vous m’assistez pendant les obsèques d’un membre de la famille, je me fiche de savoir si vous payez la dîme ou non.

Quand vous m’aimez de manière profonde et significative et authentique – rien d’autre ne compte vraiment.

Mais lorsque vous idolâtrez les systèmes de croyance et que la théologie devient un agenda, elle empoisonne l’idée même de l’amour désintéressé. Le message évangélique se transforme en propagande, les amis se transforment en clients et votre relation avec Dieu se transforme en religion.

Vous pouvez avoir la théologie la plus intellectuellement saine, mais si elle n’est pas apportée avec amour, respect et gentillesse – elle ne vaut rien.

L’application pratique de votre amour est tout aussi importante que la théologie qui la sous-tend. Notre foi est démontrée par la façon dont nous traitons les autres. La réalité de votre vie reflète-t-elle la théorie derrière vos croyances spirituelles?

Nous ne devrions jamais renoncer à la théologie, à l’étude formelle ou à la recherche et la connaissance de Dieu, de la Bible et de l’histoire et des traditions de l’Église, mais ces choses devraient nous inspirer l’imitation du Messie – pour aimer de manière désintéressée, sacrificielle et holistique les autres. La théologie devrait renforcer notre motivation à faire des choses pour rendre le monde meilleur, et ne pas servir de plate-forme pour blâmer, critiquer et attaquer les autres.

Mais trop souvent, nous péchons par la non application pratique de nos croyances d’une manière tangible qui aide réellement les autres. En fin de compte, c’est ce qui compte le plus pour le monde qui nous entoure: que nous aimions simplement comme le Messie Yeshua a aimé.

 

Stephen Mattson

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3 réflexions au sujet de « Stephen Mattson, Quand les chrétiens aiment plus la théologie que les gens »

  1. L’amour de certaines personnes est influencé et dirigé par les convictions personnelles de ce qu’il appelle souvent dieu ou foi. Personnellement je préfère Elohim et confiance. L’éducation et l’héritage de nos pères, surtout religieux; influencé par nos propres sentiments les plus profonds, surtout notre amour que nous revendiquons comme authentique; si bien sûr si c’est de l’amour désintéressé.

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  2. Tout cela est vrai, mais on ne peut pas dire qu’on peut s’affranchir de la doctrine, comme ce verset de Jean le montre :
    « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. » 2 Jean 1:9

    Pour les divisions, le Seigneur lui-même a dit qu’il était venu apporter l’épée, et non la paix.
    Et Paul rajoute :
    « Et d’abord, j’apprends que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a parmi vous des divisions, -et je le crois en partie, car il faut qu’il y ait aussi des DIVISIONS parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels au milieu de vous. » 1 Cor 11:18

    La bible sans Jésus, c’est du légalisme.
    Mais Jésus sans la bible c’est du mysticisme.

    Olivier

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