3 faits frappants mais peu connus sur Martin Luther

3 faits frappants mais peu connus sur Martin Luther

Comme nous commémorons le jour de la Réforme (31 Octobre), voici 3 faits frappants sur le père de la Réforme: Martin Luther.

1. Luther détestait le mot « église » comme traduction pour ekklesia.

De tous les grands enseignants du christianisme, Martin Luther percevait plus clairement la différence entre l’Ecclesia du Nouveau Testament et l’église institutionnelle, et réagit avec plus d’acuité contre le quiproquo qui permettrait de les identifier. Il refusa donc de tolérer le simple mot ‘église’: il l’appela d’un terme ambigu et obscur. Dans sa traduction de la Bible, il rendit ecclesia par ‘congrégation’… Il se rendit compte que l’ecclesia du Nouveau Testament n’était tout simplement pas ‘une chose’, une ‘institution’, mais plutôt une unité de personnes, un peuple, une communion… Forte, comme l’aversion de Luther pour le mot ‘église’, les faits historiques le prouvent davantage. L’usage linguistique à la fois de la Réforme et l’ère post-réforme devait se réconcilier avec l’idée si puissamment développée de l’église, et par conséquent toute la confusion émanant de l’utilisation de ce mot ‘obscur et ambigu’ s’introduisit dans la théologie réformée. Il était impossible de remonter l’horloge d’un millénaire et demi. Le concept ‘église’ demeura irrévocablement moulé par ce processus historique de 1500 ans ».

Emil Brunner, The Misunderstanding of the Church [L‘incompréhension de l’Eglise] (Londres: Lutterworth Press, 1952), 15-16.

2. Luther détestait la pratique anabaptiste de l’interaction participative de tous les membres dans l’église comme prévu dans 1 Corinthiens 12-14.

Tragiquement, Luther et les autres réformateurs dénoncèrent violemment les anabaptistes pour la pratique de l’interaction participative de tous les membres  dans l’église.

Les anabaptistes croyaient que c’était le droit de chaque chrétien de se lever et parler dans une réunion. Ce n’était pas seulement le domaine du clergé. Luther était si opposé à cette pratique qu’il disait qu’elle venait du « tréfonds de l’enfer » et ceux qui se  rendaient coupables de cette pratique devraient être mis à mort.

Les anabaptistes croyaient et pratiquaient l’injonction de Paul dans 1 Corinthiens 14:26, 30-31 que chaque croyant a le droit de remplir une fonction à tout moment dans une réunion d’église. À l’époque de Luther, cette pratique était connue comme le Sitzrecht- « le droit de la personne-assise » »

Peter Hoover, Secret of the Strength [Secret de la force], 58-59.

Luther annonça que « le Sitzrecht venait du tréfonds de l’enfer » et était une « perversion de l’ordre public. . . une atteinte au respect de l’autorité. » En 20 ans, plus de 116 lois furent adoptées en terres germaniques à travers toute l’Europe faisant de « l’hérésie anabaptiste » un crime capital.

Peter Hoover, Secret of the Strength [Secret de la force], 59, 198.

En outre, Luther estima que si l’église entière administrait publiquement la Cène du Seigneur ce serait une « confusion déplorable. » Dans l’esprit de Luther, une personne doit assumer cette tâche: le pasteur.

Paul Althaus, The Theology of Martin Luther [La théologie de Martin Luther] (Philadelphia: Fortress Press, 1966), 323.

3. Luther n’a pas utilisé le mot « prêtre » pour désigner les nouveaux membres du clergé de la Réforme, mais le ministère était essentiellement le même.

Luther n’a pas aimé utiliser le mot prêtre pour définir les nouveaux ministres protestants. Il écrit: « Nous ne pouvons ni ne devons donner le nom de prêtre à ceux qui sont en charge de la Parole et des sacrements parmi le peuple.

La raison pour laquelle ils ont été appelés prêtres est soit en raison de la coutume des peuples païens ou comme un vestige de la nation juive. Le résultat est grandement préjudiciable à l’église. » Ainsi il adopta les termes prédicateur, ministre, et pasteur pour se référer à cette charge.

Luther, « A propos du ministère, » Oeuvres de Luther, 35, 40.

Cependant, il n’y eut pas beaucoup de changement entre le prêtre catholique et le pasteur protestant. Pendant la Réforme, le « prêtre » fut transformé en « prédicateur », en « ministre », et enfin en « pasteur. » Beaucoup ont soutenu à juste titre l’idée que le pasteur protestant n’est rien de plus qu’un prêtre catholique légèrement réformé. (Ils parlent de la charge et non de l’individu.)

Les prêtres catholiques avaient sept fonctions au moment de la Réforme: la prédication; les sacrements; les prières pour le troupeau; une vie pieuse disciplinée; les rites de l’église; l’aide aux pauvres; et la visite des malades. Le pasteur protestant prend sur lui toutes ces responsabilités- en plus de bénir parfois des événements civiques.

Le célèbre poète John Milton a résumé la situation en disant: « Le nouveau presbytre n’est que l’ancien prêtre, mais au sens large. »

Pour plus de détails sur la contribution de Martin Luther aux pratiques actuelles de l’église protestante et évangélique, voir Le christianisme paganisé ? (Oasis, 2013, avec George Barna).

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Jason De Costa, sur le jugement du « monde »

Tout en continuant à parler du jour de la colère qui viendrait sur l’Israël de l’Ancienne Alliance en Romains 3 Paul dit ceci …

« Mais si notre injustice établit la justice d’Èlohim, que dirons-nous? Èlohim est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes.) Loin de là! Autrement, comment Èlohim jugerait-il le monde?
(Romains 3:5-6) »
Maintenant nous savons que un chapitre plus tôt, Paul dit que ce jugement aboutirait à l’arrivée de la «vie éternelle» et serait «selon leurs œuvres» …
Et de même nous savons que Yeshua a assuré les hommes du premier siècle que le jugement «selon les œuvres» aurait lieu avant leur mort (Matthieu 16: 27-28) …
Ensuite, nous pouvons clairement conclure que le « Jugement du MONDE » a eu lieu dans la génération du premier siècle à qui il a été promis.
Alors, qu’était «LE MONDE» dont Paul et d’aucun ont parlé? Ce n’est certainement pas «le globe» comme le supposent la plupart.
C’était le monde de l’alliance.
Tout comme le «monde» du jour de Noé a été jugé et inondé, mais le globe n’a pas disparu parce qu’il s’agissait d’une inondation locale qui tombait sur le peuple de l’Alliance, le jugement du «monde» du temps  de Paul était également un jugement local SUR CE «monde».

Ainsi nous savons que Paul en Romains 3 fait le lien entre le «jugement du MONDE» au même «jugement selon leurs œuvres», que Yeshua prédisait dans cette génération-là en Matthieu 16 …
Aussi nous savons factuellement que « LE MONDE » était le monde de l’alliance. Le Jugement selon les œuvres ne tombait que sur l’Israël de l’Ancienne Alliance.

Donc, si nous savons que «LE JUGEMENT DU MONDE» est clairement la fin de ce monde de l’Alliance, alors, où commence ce même monde de l’Alliance?
Paul nous dit clairement dans Romains 1 …
« La colère d’Èlohim se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Èlohim est manifeste pour eux, Èlohim le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles d’Èlohim, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Èlohim, ils ne l’ont point glorifié comme Èlohim, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; » (Romains 1:18-22)
Ainsi, la création du «monde» était la création du monde de l’Alliance.
Bien que ces gens «CONNAISSAIENT ÈLOHIM», ils ont refusé de le glorifier et ont été enténébrés et ont adoré des veaux d’or et autres idoles. C’est sans aucun doute, Israël. Quiconque a une connaissance du parcours d’Israël à travers l’Ancien Testament peut facilement voir les parallèles clairs entre leur itinéraire et ce que Paul dit tout au long de ce discours.
C’est ainsi que le MONDE de l’Alliance a été créé.
Et bien qu’ils (Israël) connaissaient Èlohim à cause de la manière dont il s’est révélé à eux et a  marché avec eux, ils ont fini par le rejeter et être jugés.
Quel est le «jugement du MONDE selon les œuvres» dont Paul parle dans les chapitres suivants?
Il n’est pas logique que Paul parle du «monde» au chapitre 3 en référence à la destruction du peuple de l’Alliance et qu’il parle du «monde» au chapitre 1 comme création du cosmos physique et de toute l’humanité.

 

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