10 RAISONS POUR LESQUELLES J’AI QUITTÉ L’ASSEMBLÉE INSTITUTIONNELLE ET 10 RAISONS POUR LESQUELLES J’AI CHERCHÉ L’EKKLESIA

Par Frank Viola

Traduction: ntjufen

leaving-church

 

C’est drôle. Nous vivons encore dans une culture de la célébrité. Même les chrétiens ont médité dessus.

Chaque fois qu’une célébrité, auteur chrétien ou blogueur parle de « quitter l’église », soudain des tas de chrétiens pensent qu’une  » nouvelle approche » a incessamment commencé et les gens à gauche et à droite commencent à faire fuser des opinions.

[Toux].

Quelques mots à propos de « quitter l’église. »

Quasiment chaque fois que je saisis une allusion à l’expression –  « quitter l’église » – presque toujours, la personne qui utilise l’expression n’explique jamais ce qu’il/elle entend par « église ».

Voici comment j’en parle dans Le Christianisme en crise:

Sur le titre « Oubliez l’église », de quelle « église » parle-t-on?

L’auteur dit-il. . .

Oubliez l’Église catholique romaine ?

Oubliez l’Église anglicane ?

Oubliez l’Église des Saints des Derniers Jours ?

Oubliez les réunions avec d’autres chrétiens quel qu’en soit la manière, la forme, ou le format ?

Oubliez tous les autres chrétiens dans le monde ?

Oubliez les évangéliques, leur mouvement, et les églises qui les contiennent ?

Oubliez le corps de Christ ?

Remarque: Si jamais vous écrivez sur « l’église », assurez-vous de définir ce que vous entendez par là d’abord. Si non, beaucoup de vos lecteurs attribueront leur propre sens à ce que vous dites.

J’ai écrit ces mots en Avril 2012, et bien, certaines personnes ont dû manquer un épisode. Alors la prochaine fois que vous voyez quelqu’un utiliser le terme « l’église », sans définir ce qu’il veut bien vouloir exprimer,  vous avez ma totale permission de créer un lien vers ce post et lui demander de définir ce terme.

À ce sujet, il y a quatre autres choses qui méritent notre attention :

1 . L’ « assemblée locale » n’est PAS un synonyme de « l’assemblée  institutionnelle « .  Alors peut-on s’il vous plaît arrêter de supposer qu’ils sont identiques. D’innombrables personnes partout en Amérique du Nord quittent l’assemblée institutionnelle tous les jours. (Selon Gallop, plus de 1 million de chrétiens adultes aux États-Unis la quittent chaque année.) Mais beaucoup de ces chrétiens se réunissent maintenant avec les ekklesias locales qui ne sont pas institutionnelles. Ils ne sont pas des « sans- église ».

2 . La plupart des gens qui quittent l’ « assemblée institutionnelle  » ne sont pas des chrétiens « post-église » ou « anti – église » . Post-église c’est la croyance que « l’église se trouve juste »  n’importe où, n’importe quand et avec n’importe qui – même avec des gens extra-locaux. Il n’y a pas d’engagement, de dévotion et régularité impliqués.

J’ai fortement critiqué le point de vue post-église ici. Le fait est que, la plupart des gens qui quittent l’assemblée  institutionnelle le font parce qu’ils sont à la recherche d’une communauté centrée sur Christ, où l’on se fait face, où chaque membre participe et JÉSUS-CHRIST est profondément connu, aimé, et exprimé.

Ce ne sont pas nombrilistes recherchant l’isolement. Ils veulent la communauté véritable. Dans leur vécu, au moins, l’assemblée institutionnelle typique ne leur a pas offert cela.

3 . La plupart des chrétiens qui quittent l’assemblée institutionnelle le font parce qu’ils aiment Jésus et honorent Son Épouse bien-aimée.Autrement dit, ils aiment la Tête et le Corps. Et ils estiment que l’assemblée institutionnelle entrave la façon dont les deux devraient être exprimés. Voir mon post Pourquoi j’aime l’assemblée : Célébrer le Dessein Éternel de Dieu. Si tout cela vous trouble, ce post rend le sujet clair comme l’eau de roche.

À cet égard, Reggie McNeal a dit: « Un nombre croissant de personnes quittent l’assemblée institutionnelle pour une nouvelle raison. Ils ne la quittent pas parce qu’ils ont perdu la foi. Ils quittent l’assemblée pour préserver leur foi « .

4 . Les chrétiens ne « quittent jamais l’assemblée. » Ils quittent seulement une certaine sorte d’assemblée. Si vous êtes chrétien, vous faites partie de « l’assemblée, qui est Son corps » (Éphésiens 1:22-23 ). Cela ne change jamais si vous vous joignez à une assemblée locale spécifique ou si vos os finissent par blanchir dans le désert.

Maintenant qu’est-ce qu’une assemblée institutionnelle ? Voici comment je définis l’assemblée institutionnelle dans mon livre Réimaginer l’église:

« Mais j’utilise l’expression « assemblée institutionnelle » dans un sens beaucoup plus étroit. En effet, je me réfère à ces assemblées qui fonctionnent essentiellement comme des institutions existant au-dessus, au-delà, et indépendamment des membres qui les peuplent. Ces assemblées sont davantage construites sur des programmes et des rituels que sur des relations. Elles sont très structurées, généralement des organisations centrées sur un bâtiment et régies par des professionnels dévolus (les « ministres du culte » et « clergé ») qui sont aidés par des bénévoles (des laïcs). Ils ont besoin de personnel, de locaux, de salaires, et d’administration. Dans l’assemblée institutionnelle, les fidèles assistent une ou deux fois par semaine à un spectacle religieux mené principalement par une personne (le pasteur ou ministre du culte), puis se retirent chez eux pour vivre leurs propres vies de chrétiens et chrétiennes. »

Cela dit, je ne suis pas « anti-assemblée institutionnelle » pas plus que je ne suis « anti-pasteur ».  Je ne suis pas non plus « anti-leader ».  En fait, je suis un ardent défenseur du leadership chrétien. Je m’enhardis juste à croire que tous les chrétiens sont des leaders (dans leurs propres services), tous sont des prêtres, des serviteurs et des membres fonctionnels du Corps de Christ. Voir Le mythe du Leadership chrétienpour plus de détails.

J’ai dit à plusieurs reprises que Dieu utilise la forme institutionnelle de l’assemblée. J’ai été sauvé et baptisé en elle. Savoir que, le peuple de Dieu y est, et Dieu utilise les pasteurs et toutes sortes de cléricaux – même les prêtres catholiques et les évêques anglicans. Mais cela ne signifie pas que ces choses . . . dans leur forme actuelle au moins . . . sont pleinement la pensée ou l’idéal de Dieu.

Ce que Dieu bénit et utilise n’indique pas Son meilleur, Son plus élevé, ou Sa volonté souhaitée.

Maintenant voilà tout le fondement.

Dans ce post, je partage tout simplement mon périple – qui traduit l’expérience de millions de chrétiens à travers le monde.

Et rappelez-vous : il s’agit d’un article de blog . . . c’est donc un bref résumé . . . si vous voulez des détails et de la documentation, regardez ici.

Vous pouvez être plus ou moins d’accord avec ce que je suis en train d’écrire, et c’est très bien. J’embrasse tous les chrétiens comme mes parents, peu importe la forme de l’assemblée à laquelle ils appartiennent. J’espère donc que vous allez me recevoir – quelqu’un qui est en dehors de la structure institutionnelle de l’assemblée comme mes ancêtres anabaptistes l’ont fait – sans dénigrer, attribuer de mauvaises intentions, ou « lire dans » mes déclarations.

10 raisons pour lesquelles j’ai quitté l’assemblée institutionnelle.

1 . Je n’étais pas en mesure de partager ce que le Seigneur m’a donné avec mes frères et sœurs. Même dans les  » groupes de maison  » complémentaires  liés à certaines assemblées institutionnelles, c’était toujours la « plus longue laisse » avec très peu de liberté pour donner de Christ aux autres.

2 . Je n’étais pas en mesure de recevoir des autres membres du Corps, entendre et recevoir leur part du Christ. Seul le pasteur et /ou le personnel  avai(en)t le droit sacré du service en direction de moi et mes frères et sœurs.

3 . J’ai découvert que la forme institutionnelle de l’assemblée n’était pas biblique – ce qui signifie qu’elle n’était pas enracinée et fondée dans l’Écriture. Au contraire, la plupart de ses pratiques ont été développées (ou fortement influencées) par des sources non-chrétiennes après la mort des apôtres. Et beaucoup d’entre elles vont à l’encontre des enseignements de Jésus et des apôtres. (Si vous êtes à la recherche d’une source de cette déclaration, regardez ici.)

4 . Le sacerdoce de tous les croyants n’était pas concrétisé dans les assemblées institutionnelles auxquelles j’ai participé. Il s’agissait simplement d’une doctrine inoffensive.

5 . Les assemblées institutionnelles auxquelles j’ai participé ne s’occupaient pas correctement des pauvres. Le «Fonds de Bienfaisance  » de la dernière à laquelle j’ai participé était dirigé par un homme et les personnes dans la pauvreté dans l’assemblée n’étaient pas aidées. (Je me souviens très bien de la séance dans le noir avec une famille de 5 personnes – membres de cette assemblée riche – parce que leur facture d’électricité n’avait pas été honorée. Personne dans cette assemblée ne les a aidés, et beaucoup n’étaient même pas au courant de leur sort.)

6 . Les assemblées auxquelles j’ai participé n’étaient pas équipées pour traiter un homme possédé par un démon que je voulais aider. (Mes amis et moi avons appelé toutes les assemblées pentecôtistes et charismatiques de la ville et leur avons parlé de notre situation. Ils ont tous répondu de la même manière:  » Est-il un membre de notre assemblée? Si non, nous ne pouvons pas l’aider. Désolé. »

7 . J’ai fini par me fatiguer de la superficialité spirituelle que je trouvais dans chaque assemblée institutionnelle à laquelle j’ai participé. Personne n’y prêchait les richesses de Jésus-Christ et le dessein éternel de Dieu en Lui. Aucune d’entre elles ne donnait de compréhension pratique sur la façon de vivre de la vie intérieure de Christ.

8 . Je m’ennuyais avec le service de l’assemblée (qui est pratiquement identique dans chaque assemblée institutionnelle, avec quelques modifications mineures en fonction de la marque). Jésus-Christ n’est pas ennuyeux et pas plus que ne l’est Son ekklesia. Elle peut avoir des périodes de sécheresse – qui ont toujours une fin – mais elle trouve son Seigneur en ces épreuves. L’ennui avec un rituel prévisible et une période de sécheresse saisonnière sont deux choses très différentes.

9 .C’était toujours prévisible. Une marque de l’institutionnalisation et la touche humaine.

10 . La plénitude de Jésus-Christ ne pouvait pas être exprimée. Un membre du Corps – peu importe ses dons – ne peut jamais exprimer Sa plénitude. Il faut pour cela un Corps qui fonctionne.

Maintenant, ne sautez pas aux conclusions ici. Ceci est mon témoignage, mon expérience et mon point de vue. Et j’ai découvert depuis lors que je parle au nom de millions d’adeptes de Jésus qui éprouvent la même chose.

Encore une fois, Dieu utilise l’assemblée institutionnelle. Et je ne dirai jamais à personne de la quitter.

En fait, je décourage toujours les gens de la quitter à moins d’avoir le plein accord de leur conjoint et que Dieu leur demande clairement d’en sortir.

Ma grand-mère de 82 ans est née baptiste et elle mourra baptiste. Et il en est ainsi dans son cas. Si vous essayez de la convaincre de quitter son assemblée, alors vous méritez un coup de genou atomique!

Le fait est que, quitter une assemblée pourrait être dévastateur pour certaines personnes. Voir Comment ( ne pas) quitter une assemblée .

10 raisons pour lesquelles je me suis engagé dans l’expression organique de l’assemblée ( ekklesia ) dans différentes villes pendant les 25 dernières années .

 

1 . Mes instincts spirituels réclamaient une communauté où l’on se fait face, le partage mutuel, la réception mutuelle, et la soumission mutuelle.

2 . J’ai découvert que je ne peux pas vivre la vie chrétienne par moi-même (vous non plus). Assister à un service religieux d’une assemblée institutionnelle ce n’est pas vivre la vie chrétienne avec d’autres dans un contexte de vie commune.

3 . J’ai vu que le Dessein Éternel de Dieu est lié à une expression collégiale de Christ en face-à-face, locale, visible, où tous les membres interagissent sous le gouvernement direct du Seigneur (plutôt que sous la direction d’un homme). Donc, l’Intention Suprême de Dieu a pour sujet Son ekklesia.

4 . J’ai vu dans le Nouveau Testament que le cœur de Dieu bat pour le Corps de Christ dans chaque localité pour qu’il fonctionne sous la Direction de Son Fils. Et cette idée/révélation/ vision m’a fait pleurer et m’a anéanti à vie.

5 . J’ai découvert que lorsque chaque membre du Corps donne de Christ l’un à l’autre, après avoir été équipé sur la façon de le faire, l’expérience est juste en dessous de la gloire du ciel. Vous n’avez pas vécu jusqu’à ce que vous ayez vu un corps de croyants fonctionner sous la direction de Christ sans personne pour mener , faciliter, ou contrôler.

6 . Je voulais la plénitude de Christ. Et on ne la trouve que quand Son Corps – ensemble – fonctionne dans un lieu donné (1 Cor. 12-14).

7 . Je visais la profondeur spirituelle et la réalité.

8 . J’aspirais à un environnement où je pourrais partager les richesses de Christ qui m’avaient été données et recevoir les richesses de Christ qui avaient été données au reste du Corps. (Pas seulement d’un ou de deux membres.)

9 . J’étais sérieusement intéressé à la transformation. Et j’ai découvert qu’écouter  les sermons et chanter les chants de louange dirigés par un groupe de louange ne transforme pas. Hébreux 3 et 10 indiquent clairement que l’antidote pour l’apostasie et un cœur endurci c’est l’édification mutuelle. « vous exhortant l’un l’autre. . . «

10 . Je voulais connaître Christ profondément, et j’ai découvert que nous ne pouvons comprendre « la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance  » que quand nous sommes « ensemble avec tous les saints ».  Ce n’est pas une quête individualiste, mais une quête intensément collégiale (collective).

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16 réflexions au sujet de « 10 RAISONS POUR LESQUELLES J’AI QUITTÉ L’ASSEMBLÉE INSTITUTIONNELLE ET 10 RAISONS POUR LESQUELLES J’AI CHERCHÉ L’EKKLESIA »

  1. Bravo!
    Je suis en quête du Seigneur, et j’ai quitté ce système ecclésiastique qui resemble etrangement aux pharisiens que l’on peut découvrir dans la Bible. On n’a l’impression d’un contrôle.
    Je suis tombé sur le site d’Ivan Otets mais sa vision semble extrême, et le personnage n’est pas toujours très fraternel lorsque l’on ne comprends pas ou l’on va dans son sens. Cepandant, il y’a de bonnes choses sur son site. Je suis d’accord avec lui sur ce passage cité par Ivsan Otets, mais je reste prudent sur sa vision surtout qui me donne l’impression d’être livré à moi-même. Pour lui le Christ nous laisse ici sur terre à nous débrouiller par nous même, et il est venu uniquement pour notre résurrection-point barre. J’ai eu l’impression pourtant d’avoir été guidé et parfois aidé même matériellement parfois. Es-ce le hazard comme cela arrive au païens ? votre site me plait bien ? Ou habitez vous ?
    merci

    « le messie n’habitera pas
    nos objets de pensée, nos concepts ; il n’habitera pas une race,
    un pays, une assemblée ou une théorie, et aucun lieu qui
    soit bâti par l’homme ; il sera en l’homme seul, en celui qui
    existe, et plus particulièrement en celles et ceux qu’il choisira.
    De cette manière, la fraternité qu’il suscitera ne se fera que
    par son Esprit ; elle n’aura plus la visibilité religieuse qu’on
    trouve dans les collectivités de type humain ; et elle ne sera
    plus délimitée par leurs législations, leurs morales, leurs doctrines
    ou leurs politiques. Ainsi sera-t-elle sans identité,
    non nommée, et sans citoyenneté. Le Christ a donc refusé
    à l’homme cette nature par laquelle il catégorise et crée des
    dénominations, de même qu’il lui a refusé l’oecuménisme,
    ce dernier en étant l’expression totalitaire : l’oecuménisme
    est l’excellence du diabolique.

    J'aime

      • Voici, le relevé d’un échange que j’ai eu avec le promoteur des « Cahiers Jérémie » et ses affidés, tronqué par les effets de la censure d’un Ivsan Otets outré,

        Faites-vous votre propre jugement, et mesurez le côté volatile de la prétendue adhérence à Christ d’un esprit boursouflé de lui-même, méprisant, agressif, bref un prédateur, un usurpateur. Quiconque est de Christ ne peut que manifester sa douceur, et toute autre attitude vient de l’Adversaire!

        http://www.akklesia.eu/index.php/post/c7/Je-batirai-mon-eglise

        « 6 — Le dimanche 15 juin 2014, 03:26 par ntjufen

        Paix sur vous, indompté Ivsan
        Je me suis régalé en vous écoutant, car vous lire ne me suffit plus. Profondément ellulien dans quantité d’aspects de la compréhension de la Révélation de Christ, je comprends fort aisément vos réserves sur les brigandages historiques du catholicisme romain et les actes de piraterie spirituelle de ses filles protestantes. Pourtant, sous réserve que j’approfondisse ma saisie de votre démarche, ce que vous soutenez n’a de poids que si l’on ampute la Nouvelle Alliance des écrits des apôtres. Paul de Tarse est-il à vos yeux un imposteur, lui qui écrit: « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ » (Eph. 4:11-12). Car l’assemblée, la congrégation, la communauté des saints, c’est bien le « corps de Christ », ne vous en déplaise. Hors les falsifications catholiques et les couardises protestantes!
        Lorsque sur le chemin de Damas, Paul, (encore lui, désolé) est littéralement illuminé d’une lumière d’En-Haut qui le plonge dans une cécité de désintoxication de trois jours, le dialogue avec ce Seigneur Yeshua est révélateur: Paul persécutait la kenishta (kahal et edah dos-à-dos, balle au centre) de Yeshua, Son assemblée, Sa congrégation, Sa communauté, et Ô paradoxe, Yeshua lui dit: « Shaul, Shaul, pourquoi Me persécutes-tu? » Paul/Shaul persécutait la kenishta de Yeshua, et Yeshua l’a pris, et ressenti pour Lui-même, car cette assemblée de brebis, de disciples, de saints, c’est Son corps. Mystère. Honneur et respect à Emmanuel, le Fils éternel.
        Je ne suis pas à proprement parler un intello, mais un homme curieux de tout ce qui touche au Fils de l’Homme. Ma pauvreté en savoirs est immense, car je ne suis ni hébraïsant, ni aramaïsant, ni hellénisant, mais je bénis notre Père qui me nourrit chaque jour. Un peu frustré d’avoir découvert Ellul aux USA en anglais, je bois du petit lait en échangeant avec des esprits qui partagent sa liberté vis-à-vis de l’artefact religieux dit ‘chrétien’ qui est obèse de ses traditions fauteuses de rébellion à Christ, et s’enivre de transformisme avec l’évangile.
        Donc, le scénario de l’amputation (de la prose apostolique qui ne serait pas christo-compatible), tout en étant cauchemardesque, n’est pas moins au service de certaine cause antichrist. Ce me semble.

        7 — Le dimanche 15 juin 2014, 18:15 par ivsan

        Ha ! Amputer les textes dits « apostoliques ». Voilà bien le cauchemar que fuit tout esprit religieux qui se respecte. Toutefois, en ce qui me concerne, je ne parle pas d’amputation. Je parle tout au contraire de chercher avec eux ; avec ces hommes-là ; avec ces personnages tout auréolés du titre d’apôtre par lequel l’Histoire nous les rend inaccessibles jusqu’à en faire des sur-hommes. Que m’importent ces « plus considérés » (gal 2.6) ! Quels qu’ils aient pu être, cela m’importe peu : ce ne sont que des hommes, comme moi ! Et je les honore précisément en prenant bien soin de les laisser à leur place d’homme, évitant avec sévérité de leur donner la place de médiateur entre moi et le Christ que ce dernier – jamais – ne leur octroya.

        Il n’est pas question pour moi de lancer le très pieux : « Dressons trois tentes, une pour le Christ, une pour Paul et une pour Jean » ; je n’écoute que la voix, laquelle répondit ceci en méprisant sans consensus cette piété toute rabbinique : « Le Christ ; celui-ci seulement, et Lui-seul ! » Je parle donc de chercher qui est le Christ avec quiconque L’aime ; soit Paul, soit Jean, soit mon voisin. Chercher aussi ce que veut le Christ, non seulement ici et maintenant, mais bien entendu aussi chercher de quoi Il parle lorsqu’Il évoque le « royaume des cieux ». Nul n’a la prérogative des réponses à de telles questions, nul homme, quel qu’il ait pu être et quel que soit le respect spirituel que je puisse avoir à son égard. Que l’homme reste à sa place… d’homme.

        Ntjufen, je ne crois pas à l’argument d’autorité et devant un tel argument, lequel vous élevez, voyez-vous : je pouffe toujours de rire avec un grand plaisir !

        Bref… et si telle était précisément la volonté de l’Esprit que nous cherchions avec eux ? N’est-ce pas en effet Sa volonté, Lui qui nous laissa une Bible remplie – justement – d’imperfections ? Une Bible déjà foisonnante de conflits entre ces « éminents apôtres » ! Quelle onction avaient-ils donc ces généralissimes et si éblouissants personnages pour – eux aussi – ne pas tomber d’accord et s’écharper devant la profondeur de la question du Christ ? Eh bien… ils étaient des hommes comme nous ! Ils étaient eux aussi absolument déséquilibrés devant le scandale du Messie qui échappait à tous les concepts qu’ils avaient pu imaginer ; ce mystère qu’ils essayaient, dans leur temps et avec leurs moyens, d’éclaircir, de comprendre et de reformuler. Aussi y réfléchissaient-ils abondamment. Ainsi donc, j’en reviens à la méthode de Barth, et comme lui, en lisant les « écrits des apôtres », j’entends l’Esprit me dire : « …ma méthode, dont la formule s’énonce simplement : Réfléchis ! »

        Mais voilà ! cette recherche du Christ est si ardue, et notamment – elle prend toute la vie ; qu’on préfère se consoler en croyant que des êtres supérieurs, ergo « les apôtres », ont dénoué une fois pour toutes ce nœud gordien… Tandis que nous, pauvres bougres que nous sommes, nous à qui le Dieu jamais n’imagina mettre entre les mains une si haute responsabilité – nous donc ? Eh bien, nous n’avons plus qu’à obéir aux apôtres, ces saints, ces canonisés de l’Esprit qui ont fondé la Nouvelle Alliance et qui peuvent donc, légitimement, avoir une tente au côté du Christ. Mais nous… nous sommes cantonnés à rester au pied de la montagne, et là, à nous résigner, pratiquant une morale basique, chantant les « alléluia » devant l’argument d’autorité !

        Quelle est donc la grande erreur ici ? Fort simplement, c’est d’imaginer que ces hommes venus après le Christ – « ont perfectionné le Christ » disait Kierkegaard. Quelle douce erreur par laquelle, le Christ ayant été rendu clair et net, nous échappons à son scandale, ses questions, son insaisissable vérité : inutile pour nous de réfléchir et d’être aussi mis en un profond et impossible déséquilibre ; tout est net et précis dans la prose apostolique qu’il nous suffit désormais de suivre. Ces bons apôtres ont fait le boulot avant nous ! Aussi méritent-ils bien le titre de médiateurs entre nous et Dieu. Alléluia ! l’église nous suffit. Ronronnons allègrement dans le corpus christi. Enfin ; on dira alors que « les falsifications catholiques et les couardises protestantes » sont précisément de n’avoir pas écouté correctement la prose apostolique, d’avoir mal conçu ce qu’est l’ekklésia… De fait, on se justifiera ainsi en disant que – nous – nous savons l’écouter correctement, cette prose ; que nous, nous comprenons comment bâtir le corpus christi tant ses plans apostoliques nous sont clairement révélés. Ainsi utilisons-nous l’exact et même argument qu’ont utilisé ceux, qu’à l’instant, nous venions de critiquer : l’exact et même esprit ! – N’est-ce pas vous qui parliez de « la cause de l’Antéchrist » ?

        Or, voici – il est tout simplement incroyable (et somme toute normal) que pour défendre cette cause vous preniez justement un texte qui n’est pas de Paul ! Car nous savons désormais que l’épître aux Éphésiens n’est très certainement pas de Paul.

        En outre, déduire du « pourquoi me persécutes-tu ? » adressé à Paul le dogme du corpus christi, c’est tellement ahurissant qu’on frôle ici la bêtise intellectuelle. Voyons ! Imaginez un homme de haute naissance ayant 4 ou 5 fils. Si untel venait à persécuter ses fils, et alors qu’il serait motivé par la seule haine qu’il aurait envers leur père, il est notoire que le père verrait cette violence comme une violence contre lui-même. Puis considérant de manière allégorique qu’on touche à la prunelle de ses yeux, il répondrait à son ennemi : « Pourquoi me persécutes-tu ? » – Mais de là à penser que ce père est en train de construire une notion métaphysique, c’est-à-dire de se donner un deuxième corps mystique surajouté à son propre corps et aux corps de ses fils, ce corps-chimérique qu’il viendrait justement défendre dans le « pourquoi me persécutes-tu ? » – c’est là nous prendre pour des benêts et des débiles mentaux ! En outre, pauvres fils ! sont-ils aimés par leur père pour ce qu’ils sont individuellement et corporellement, ou parce que, ensemble, ils sont le Corps du père, mais individuellement que des membres dont aucun n’est indispensable à la bonne marche du système ?

        Voyez-vous, si un seul chrétien vivait sur terre et venait à être persécuté, le Christ dirait à son ennemi : « Pourquoi me persécutes-tu ? » Il le dirait tout autant que si 1 million de chrétiens étaient dans le même cas. Car le Christ ne défend pas son corps, mais il défend chaque-Un de ses fils individuellement ; chaque-Un ayant en lui son Esprit et constituant allégoriquement Son temple, son corps et la prunelle de ses yeux. – Là est toute la métaphore que Paul utilise dans Corinthiens lorsqu’il parle du corps et des membres. Une métaphore largement connue et usitée dans le monde gréco-latin pour défendre telle ou telle communauté et lui insuffler l’idée de collectivité fraternelle. De là à transformer ce qui n’est qu’une métaphore pour parler à une collectivité en un dogme mystique de corps métaphysique… je le répète, c’est nous prendre pour des imbéciles.

        Or, voici, imbécile, il faut précisément l’être pour croire au corpus christi. Et être un imbécile, c’est-à-dire un homme qui n’ose pas trop réfléchir, telle fut toujours la condition pour annoncer l’autorité des hommes… aux hommes. Car l’autorité de l’ekklsésia, de l’assemblée, du corps politique – ce n’est qu’une autorité humaine ; et telle est l’autorité dont a toujours eu soif l’homme, et c’est celle-là seule qu’il défend ; celle du ciel, il s’en fout, il n’y croit pas, étant trop raisonnable pour cela. C’est pourquoi le monde religieux questionnait déjà ainsi le Christ : « Par quelle autorité oses-tu enseigner les hommes ? » (cf. marc 11). Et pourquoi le Christ le demanda-t-il : « L’autorité de Jean venait-elle du ciel, ou des hommes ? » Pourquoi leur demanda-t-il cela ? Pour les faire réfléchir. Parce que les religieux ne croyaient pas que l’autorité de Jean venait du ciel, mais puisque la foule le tenait pour un prophète, ils craignaient que son autorité ne leur fasse de l’ombre, eux-mêmes tenant leur autorité du référendum ; aussi n’ont-il pas bougé le petit doigt lorsque la réalité se débarrassa de Jean.

        Et voici le scandale ! Il arrive que Dieu homologue l’autorité des hommes. Nous voyons notamment cela dans 1Samuel lors de l’élection de Saül. Dieu confirme à Samuel que « le peuple veut un roi pour échapper à l’autorité du ciel » (8.7) ; et pourtant, il invite Samuel à établir un roi sur le peuple (8.22) ; soit donc, à le oindre au nom de Dieu (10.1) ! Néanmoins, l’onction de Dieu ne suffit pas. Saül fut véritablement établi Roi lorsqu’il reçut l’onction du peuple, lorsque le peuple le désigna et le choisit ! Tout le chapitre 10 est construit sur ce paradoxe, ce scandale ; Dieu dit : « Dans le chemin où tu veux aller, je te fais aller ». C’est-à-dire : « Vous me rejetez, vous voulez un roi ? D’accord. Je vous en donne un. Je le choisis, je le oins, puis vous validez mon onction en lui surajoutant aussi votre onction par le suffrage, par démocratie, c’est-à-dire par l’autorité (kratos) du peuple (démos). Ainsi donc, son autorité vient des hommes, ainsi que vous le vouliez. Vous n’aurez donc plus à assumer avec moi, moi seul, par la foi et individuellement une relation pour vivre ici-bas. Vous pourrez, comme vous le vouliez, vous appuyer sur une autorité raisonnable, visible et n’exigeant pas la foi. » – Pourquoi les hommes demandent toujours cela ? Parce que, disait Chestov : « la foi effraye, et les hommes ont besoin d’une autorité ferme, implacable, à pouvoirs illimités, toujours fidèle à elle-même. »

        Nous savons comment le piège se referma sur le peuple. Jérémie annoncera quelque 5 siècles plus tard que cette autorité politique sera brisée et le temple détruit. Puis le Christ l’accomplira définitivement en abolissant l’idée de théocratie et de temple collectif : « Détruisez ce temple et je le rebâtis en 3 jours en ressuscitant… ». La nouvelle alliance est définitivement établie et sans consensus aucun : le temple de Dieu est l’homme individuel et la collectivité n’a plus aucune autorité politique : la politique est morte. Toute tentative d’un corpus divin collectif politico-religieux, de corpus christi ou je ne sais quoi de ces sortes de chimères métaphysiques, c’est de nouveau faire reculade vers l’état d’esprit qui imprégnait les hommes à l’époque de Samuel.

        Il s’ensuit que lorsque Paul dans Corinthiens parle des ministères et du corps collectif d’une assemblée, il se place ici – par contrainte du groupe corinthien totalement immature – dans la même situation dans laquelle se plaça Samuel : il dit aux chrétiens : « Dans le chemin où tu veux aller, je te fais aller… mais tu le boiras jusqu’à la lie. » Aussi l’ekklésia est-elle, certes ointe, mais d’une onction apostolique du type de Samuel ! À l’instar de celle dont Samuel revêtit Saül et la collectivité sur laquelle il régna, l’onction de l’ekklésia a la même perspective – une perspective uniquement terrestre. — « L’Église est jugée par le royaume de Dieu » disait Karl Barth. Et ce jugement consiste en ce que le monde-à-venir de la résurrection n’est ni un pouvoir collectif, ni un pouvoir politique, mais uniquement existentiel : chaque-Un sera roi de sa propre réalité, et chaque-Un n’aura nul besoin de la protéger tant l’impossible sera la nature même de l’être : « rien ne vous sera impossible ». Aussi est-il impossible à concevoir et l’homme préfère concevoir un monde divin calqué sur l’idée d’un pouvoir collectif, d’un corps collectif. – Ainsi, concernant la prose des apôtres, comme vous dites, il faut choisir de Paul entre l’apôtre et le frère. Moi, j’ai choisi le frère ; et tout en considérant être là devant un grand frère, il n’en demeure pas moins faillible.

        8 — Le dimanche 15 juin 2014, 19:51 par ivsan

        Quant à l’araméen « kenishta » qui, dites-vous, renverrait dos à dos « synagogue » et « ekklésia » (le edah et le kahal en hébreu) ; je ne vois pas en quoi cela contredit ce que je montre dans cette causerie à propos de ces 2 expressions. On a aussi parlé du qehilah en araméen… et vous pourriez tout aussi bien nous procurer des émanations en syriaque ou en ougaritique, il n’en reste pas moins que l’AT utilise 2 mots pour parler d’une assemblée, d’une congrégation, d’une communauté… ; l’un conduit à « sunagoge » et l’autre à « ekklésia ». Le mot « ekklésia » qui donna donc église n’a de ce fait rien de magique, de spirituel ou de je ne sais quoi de prophétique ; il n’est pas unique dans l’AT pour évoquer une communauté, et il est en plus très banal dans le monde grec pour stipuler la même idée de regroupement collectif. — Pourquoi me donnez-vous l’impression que vous jouez plus que vous ne pensez ?

        9 — Le dimanche 15 juin 2014, 22:05 par ntjufen

        @Ivsan

        J’éprouve quelque malaise à être cité de travers ou mal à propos, tant, sans forcément redouter le poids des mots, j’en soupèse la portée. Ainsi, quand « la cause antichrist » (dénué de complément du nom, mais avec un substantif adjectivisé sans majuscule) devient avec des guillemets méthodologiques dans une dénaturation idéologique « la cause de l’Antéchrist », je crains de m’y perdre. Tout comme la postulation sous-jacente d’une catholicité_universalité de la notion (en latin de rigueur) de corpus christi. Pareille adhésion à ce concept métaphysique transpire-t-elle sous mon propos? Je me borne à citer le texte qui réconcilie tous ceux qui se réclament de Christ. Je ne vais pas au-delà, car je n’en ai pas les moyens. Le pauvre en langage qui a juste plus de lettres que celles qui forment le mot ‘sot’ ne peut pas se payer le luxe de la connotation. La dénotation lui est un refuge. Les poètes et les philosophes sont des nantis…
        Ma question est simple, et je vous ai annoncé la couleur; il n’y a sous mon discours aucune ‘intellectualité’ dans les Écritures, tout simplement parce que je me borne à Josué 1:8, avec le seul carburant de ma confiance en Yeshua, avec le seul dégrippant de ma curiosité, je n’ai pas étudié dans un cadre formel: faut-il amputer la Nouvelle Alliance de la parole des apôtres qui ont non pas (de mon point de vue) ‘perfectionné’ la parole christique, mais l’ont amplifiée et actualisée (en tant qu’actants mettant en actes- ceux des apôtres- les enseignements du Seigneur qui est initialement Maître)?
        Votre réponse emprunte la piste de trial de la « désacralisation » des actes et des paroles des apôtres, puis fait une halte qui est bavarde sur vos convictions: « il faut choisir de Paul entre l’apôtre et le frère. Moi, j’ai choisi le frère ; et tout en considérant être là devant un grand frère, il n’en demeure pas moins faillible« .
        Cela a le mérite d’être clair.
        Clair d’une clarté fort relative, car au verset cité du livre des Actes pour attester de la présence nominative de la notion dans le texte de référence, vous opposez la non pertinence de « l’argument d’autorité », cela qui suscite vos sarcasmes et votre rire. Quelle stupidité, quelle imbécillité de lire sous la plume de Paul et Pierre tous ces développements répétitifs et insistants sur la kenishta/ekklesia, laquelle est décrite par des métaphores comme « corps de Christ », « famille d’Elohim », « maison d’Elohim », « colonne et fondement de la vérité », « royaume de sacrificateurs », « nation sainte », etc. et donner foi à ces fariboles qui ne sont pas sortis de la bouche du Seigneur Himself! Quelle bêtise de se laisser guider par de simples hommes, auréolés de cet hologramme de fatuité humaine qu’est leur qualité d' »apôtres »!
        Certes, les apôtres étaient faillibles, mais ni la forme, ni le fond de l’énoncé biblique n’ont pour sujet leur faillibilité. Pardon de citer à nouveau Paul: « nous n’avons pas de puissance contre la vérité, nous n’en avons que pour la vérité ». 2 Cor. 13:8
        Paul de Tarse est-il menteur en disant qu’il parle sous la dictée de l’Esprit saint? qu’il a reçu sa prédication de l’Esprit de Vérité, de Christ? (Épître aux Galates; j’espère qu’elle est de Shaul/Paul au moins…)
        Je vais être gourmand de votre savoir et vous prier de m’indiquer une liste de versets à « benner », car reflétant l’avis frelaté de Paul, qui pour le coup, a une « puissance contre la vérité », puisqu’il serait encore un peu menteur en disant: « Car notre prédication n’a point sa source dans une erreur, ni dans un sentiment impur; elle ne cache non plus aucune fraude (1 Thessaloniciens 2:3). Juste une petite liste, SVP.
        Quand vous m’opposez -je devine encore votre rire devant mon insondable ignorance et j’anticipe votre invitation à la réflexion- que Paul n’est pas l’auteur d’une lettre qui a pour incipit: « Paul, apôtre de Yeshua Mashiah par la volonté d’Elohim, aux saints et fidèles dans le Mashiah Yeshua, qui sont à Éphèse (Éphésiens 1:1): pouvez-vous s’il vous plaît, me dire si vos allégations sont de première main? savoir celles d’un philologue ayant eu la grâce d’accéder aux manuscrits anciens et qui a saisi qu’il y a une fraude éditoriale sur cette épître aux saints d’Éphèse?
        Pardon, mais je vais trisser: je ne suis qu’un anawah de la foi, un pauvre qui souffre à brasser du texte, mais qui ne prend plaisir au texte brassé que si ce dernier recèle un écho du dit biblique distinct et discernable. Aussi, je réclame votre indulgence quant à mon imbécillité qui vous offense dans doute.

        10 — Le dimanche 15 juin 2014, 22:30 par ntjufen

        Pourquoi me donnez-vous l’impression que vous jouez plus que vous ne pensez ?

        Quand on manque d’humour, on peut prendre ombrage d’un propos leste de quelqu’un qui plaisante. De même, habitué à de la parole sentie, pesée, vous ridez-vous en lisant la prose un peu moins réfléchie d’un pauvre d’Elohim. Ce n’est qu’une impression. Mon cerveau n’est pas au frigo.
        Pour kenishta, ma perspective est simple: dans le contexte du premier siècle, je vois mal Yeshua user des nuances de l’hébreu biblique qui a un peu plus que edah et qahal pour désigner l’assemblée. Donc le terme araméen a mon suffrage, même si on ne sait pas exactement avec quel mot précis Il a parlé.Vous avez raison, ce que Paul décrit comme un mystère est moins dans le vocable pour désigner cette assemblée d’Elohim, que dans la réalité d’une congrégation d’âmes, d’esprits et de corps pas forcément israélites, et désormais « héritiers d’Elohim, et cohéritiers » de Yeshua, le Christ. Romains 8:17

        Colossiens 1:24-27 dit expressément ceci:

        « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Mashiah, je l’achève en ma chair, pour Son corps, qui est l’ekklesia/kenishta. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge qu’Elohim m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole d’Elohim, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Elohim a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Mashiah en vous, l’espérance de la gloire. »

        11 — Le lundi 16 juin 2014, 03:28 par dianitsa

        Si je peux me permettre de donner mon impression, c’est devant les mots que vous me semblez fléchir le genou. Vous citez Josué 1.8 « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. » En aparté voilà un bel exemple de foi légaliste dans un système de rétribution ! Puis vous dites vous borner à citer le texte, un texte, affirmez-vous, qui « réconcilie tous ceux qui se réclament de Christ. » De quel texte parlez-vous ? D’une version protestante de la Bible, donc purgée de toute scorie diabolique ?

        L’une des bases du propos développé dans Je bâtirai mon Église ainsi que dans d’autres causeries est précisément le besoin d’abandonner notre attitude de révérence voire de servilité face aux textes bibliques et de mettre ceux-ci en doute dans le but de découvrir les trésors cachés de l’Écriture. La question n’est pas de savoir quels versets sont à « benner » ; cette demande ironique est révélatrice d’un refus de considérer la démarche vitale de questionnement que nous voulons encourager. Or, il ne s’agit pas de jeter les versets des hommes qui ont primitivement donné écho au discours du Christ, ceci dans le but de servir un discours personnel. Pas tant que ces versets reflètent bien le discours du Christ. Car le Christ parle à ces hommes comme il nous parle à nous, sans faire acception de personnes, et il nous appartient de ne pas nous prosterner devant ceux de nos frères qui ont le témoignage de Jésus (Apoc 19.10).

        Comment concilier certains passages visiblement en conflit avec le propos du Christ sans se contorsionner en tous sens afin de ne pas perdre la cohérence de l’estampillage « D’inspiration divine ™ » ? D’où vient cet estampillage d’ailleurs ? Cela aussi il faudrait le rechercher. De nombreux spécialistes, de ceux qui planent loin au-dessus de nos têtes dans leur spécialité (histoire, philologie, etc.) sont d’accord pour récuser l’origine communément admise de certains textes bibliques. Ainsi pour l’épître aux Colossiens, par exemple. Cet exemple, non pas pour vous dire « tous les exemples que vous donnerez pour défendre l’église seront à benner sur ordre des spécialistes » mais pour que vous compreniez que le discours que nous tenons sur ce sujet n’a pas été construit à la légère, sans même avoir pris en compte ces versets que vous fournissez… Ces passages réputés apocryphes, loin d’être à jeter, seront donc révélateurs de la vision de leur auteur, un aspect également passionnant dans l’étude de l’Écriture.

        C’est quand on accepte unilatéralement des mots d’hommes comme venant de Dieu ou qu’on les justifie à la légère que l’on émousse son discernement au lieu de l’aiguiser. En bref, pour reprendre la méthode de Barth et sans vous accuser de sottise car évidemment c’est une injonction qui vaut pour tous et pour moi la première, « Réfléchis[sons] ! »

        En plus de considérer attentivement les résultats de la recherche historique et de les comparer à nos intuitions de lecture, il s’agira donc pour chacun de tenter de retrouver la voix du Christ. Si le Christ se borne à répéter le discours collectif de la Loi et d’un pouvoir terrestre, pourquoi est-Il donc venu ? Où sont le scandale et la révolution existentielle? Sont-ils dans l’unité de la race humaine ? Le fameux « l’Union fait la force » ? Les humanistes y jouent bien mieux que les chrétiens. Dans les guérisons miraculeuses ? Les médecins savent y faire aussi, mieux que nous. Non. « Celui qui entend ma voix… »

        Sur le sujet de l’inspiration infaillible de l’Écriture et de la démarche de questionnement, l’exemple catholique devrait nous faire réfléchir… En effet, si le Vatican a retenu un canon différent, qui reste la Parole inspirée pour quelques millions de fidèles dans le monde, pourquoi celui retenu par les Protestants devrait-il être le plus divin, le plus immaculé ? Parce qu’il vient en dernier et que les cathos, « Dieu les bénisse, on les aime quand même », seraient d’indécrottables arriérés ? L’islam a le même genre de prérogative lorsqu’il dit que sa révélation monothéiste est la meilleure parce qu’elle vient en dernier…

        Ainsi, pour ce qui est de l’Écclésia, avant d’examiner chaque brin du bouquet de versets que l’on pourrait composer à sa gloire et qui ne servirait qu’à guéguerroyer dans la section des commentaires, il serait plus profitable de réfléchir à la remise en question du concept de l’église en tant que corps de Christ à la lumière de toute l’Écriture et des paroles et actes du Christ – car il y a là matière et l’enjeu n’est pas mince. Un tel travail a été largement entamé par nombre de philosophes chrétiens ; le co-auteur de ce blog s’est chargé d’en faire une synthèse et d’y ajouter son développement.

        Pour revenir au poids infinitésimal que vous prêtez aux mots. Quelle différence sémantique entre la chemise de mon père et la chemise paternelle… ? La cause de l’Antéchrist est bel et bien la cause antichrist, sauf que la formulation adjectivée est plus euphémique et permet une ambiguïté bien commode contrairement au complément de nom, plus explicite (quant à la majuscule, en effet, elle relève hideusement la tête !)

        En ce qui concerne le corpus christi/corps de Christ : en français moderne ou en latin, le concept est le même. Le latin ne dénote pas tant l’adhésion à l’aspect catholique du terme, il fait juste référence à son histoire – lourde du catholicisme évidemment, mais Luther parlait également le latin. De plus, les Protestants ont fait un super boulot de toilettage des concepts catholiques mais, voyez-vous, malgré leur immense et admirable œuvre de réforme, ils n’ont pas renversé les tables des changeurs, bien au contraire, vous avez sûrement entendu parler de Benny Hinn et de sa foi en or massif dans la parole de Dieu (je parle du mouvement Word of Faith, qui utilise la Bible de manière littérale pour produire des signes et des prodiges et empocher des millions). The body of Christ, encore plus sympa en anglais, c’est du pain béni pour l’homme charnel.

        Pour quelqu’un qui se déclare « pauvre en langage » vous semblez avoir un certain goût pour les tournures coquettes et craindre que votre sang ne se coagule si on y touchait une virgule. Assurément cela s’appelle du pinaillage. Au lieu de prendre la mouche pour quelques escarmouches et d’exiger avec morgue et dérision les preuves et les résultats d’années de recherche, vous feriez mieux d’investiguer les pistes qui vous sont gracieusement présentées.

        12 — Le lundi 16 juin 2014, 09:05 par ivsan

        Quel réponse poignante Dianitsa ! Je me suis régalé – il vostro scopo è mio amico !

        ·

        13 — Le lundi 16 juin 2014, 09:07 par ivsan

        Avec des imbéciles de votre espèce ntjufen, ce n’est pas tant que vous preniez comme appui des épitres de Pierre qui ne sont pas de Pierre (avec certitude la seconde et avec plus de doutes la première) ; ceux de Paul qui ne sont pas de Paul(Éphésiens, Colossiens, 2Thessaloniciens et les épitres pastorales) ; ne sachant donc en rien discerner la façon dont le texte biblique nous est parvenu et accepter ainsi ses imperfections pour le mieux lire, etc., etc. Mais c’est que vous avez coranisé la Bible ! Vous prenez tout à la lettre et comme un perroquet répétez des mots que vous croyez être tombés du ciel, que vous croyez être aussi purs que l’ange ou l’idéalité de Platon. Somme toute, vous êtes dangereux et un intégriste en puissance tant cet esprit greco-religieux de perfection vous a harponné. Vous ne voulez pas seulement infantiliser les hommes en leur imposant un Texte Sacré qu’il serait interdit de penser, de contredire et de contester (dans la droite ligne le la mahloquêt) – mais vous voulez encore enfermer les hommes dans le « c’est écrit », dans le mektoub, le destin. De là votre intonation à lire la Bible qui est fort arabisante.

        Insensé que vous êtes ! Quand donc comprendrez-vous qu’il faut délivrer les hommes du Livre Sacré – il faut briser les tables de la Loi et apprendre aux hommes à lire le texte, non à s’y soumettre. Ainsi que l’a dit un rabbin (je fais ainsi l’effort d’aller sur votre terrain, car vous êtes à priori vendu à la Torah de Noé, cette adoration de l’hébreu dans lequel le christianisme est désormais de plus en plus embourbé) : « Le monde ne réalise pas l’Écriture. Et l’Écriture n’annonce pas le monde. » Pouvez-vous même comprendre cette parole ? Pareillement disait encore Nahman de Braslav : « Ce n’est pas le monde qui est le lieu de la question, mais la question qui est le lieu du monde. » — Ces rabbins, bien que ne voulant pas le reconnaître, annoncent en vérité le Christ. Le Christ, c’est écrire sur le sable. Le Christ, c’est la condamnation de toute Écriture définitive ; c’est la puissance de l’interprétation de l’Esprit à laquelle aucune vérité éternelle ne résiste, pas même votre foutu « mystère de l’Église »… qui n’en est pas un : l’Église n’étant qu’un corps politico-religieux. Le Christ n’est pas venu afin que le Monde et l’Homme confirment le texte, ou plutôt votre texte, c’est-à-dire les dogmes que vous en avez tirés en vous tortillant dans vos ruses… Mais le Christ est venu afin que la Parole interprète et le Monde et l’Homme ; afin que « ce qui n’existe pas existe » disait Chestov. Tel est le Royaume des cieux, tel est le fils de l’homme. C’est être l’alpha et l’oméga de sa réalité ! Qu’un seul et simple figuier n’obéisse pas à ma parole ? Eh quoi ! parce que ce n’est pas la saison de figues dit la Nature ? Qu’il soit donc maudit et qu’il sèche ! Le Monde ne confirme ni l’Écriture, ni la Loi ou je ne sais quelle vérité, quelle science, quelle théologie, aussi puissante, logique ou confirmée par des maîtres et un essaim de bigots de votre trempe soit-elle. Mais le Monde obéitaux caprices de l’Être !

        Vous n’êtes pas seulement de l’espèce des imbéciles ntjufen, mais je crois profondément de celle des crapules. Avouez donc franchement que vous prêchez l’Église et non le Christ ; que selon vous, le Christ, c’est l’Église, et que l’histoire du prophète de Galilée ne vous sert que de prétexte – d’otage. Misérable hypocrite ! Vous critiquez le catholicisme et le protestantisme et vous glissez sur les mêmes arguments qu’ils ont eux-mêmes tant utilisés pour bâtir leurs cathédrales, pour y parquer leurs disciples et pour servir le Monde dont ils ont été les valets : cette Europe dans laquelle nous vivons. Hypocrites ! vous glissez sur leurs mêmes arguments séculaires ; à savoir : le mysticisme de l’Église sacrée, organisme vivant, corps Divin, etc., etc. Ainsi donc, vous confirmez très exactement que vous êtes fils des catholiques, des protestants et autres bâtisseurs géniaux d’ekklésias. — Aussi n’êtes-vous pas le bienvenu ici ! Nos causeries akklésiastiques sont données à ceux que l’amertume de vos breuvages a dégoûtés mais qu’il n’a pas réussi à vaincre, c’est-à-dire à les écœurer de chercher Dieu. C’est à eux qu’est notre parole. Mais à des gens comme vous nous ne proposons que le pied pour mieux leur botter le cul. Allez donc dans vos bergeries et sur les sites puritains où vous trouverez légions d’hommes pour vous applaudir. N’avez-vous donc pas assez de cette foule pour venir encore jeter vos filets prosélytiques chez nous – qui sommes libres ? Vos arguments nous ont été 1000 fois bavassés et 10 000 fois nous les avons mis à nu dans leur vanité. Vous en trouverez un certain nombre sur les Cahiers Jérémie et sur le Forum associé. – Je ne vous salue pas. »

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  2. Merci de votre réponse. En effet, je me souviens de ces posts dans le forum et de votre bonne réponse. En effet, j’ai été aussi censuré lors dans ma defense et humilié aussi. Il y a un décalage entre ce que Ivsan écrit et le personnage. Je me suis demandé ou été les fruits de ce personnage surtout lorsque l’on se réclame du Christ.

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    • Voilà, Jack, vous avez dit les mots justes: le fruit!
      On peut répéter jusqu’à la nausée les paroles du Messie, mais si nous n’avons pas sa douceur, sa bonté, nous sommes des airains agaçants et tintinnabulants.
      Bénissons, ne maudissons personne, et nous accomplirons ce pourquoi notre Seigneur nous a appelés.
      À mon travail, j’évangélise par mes attitudes, car le cadre de la fonction publique me limite dans mon expression. Je veux être jugé à mon fruit. Et c’est au fruit que je juge de l’adhérence de quiconque à Christ. Oui, le seul fruit.
      Et je trouve en l’intellectualisme « chrétien » l’héritage le plus accompli du pharisaïsme non israélite.

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  3. C’est exactement ce je pense, les gens observent, pas besoin toujours de long discours….
    merci de vos propos.

    C’est vrai je me suis alimenté de ce site des cahier de Jeremie qui font référence à Ellul, à Chestov, des auteurs que j’ai apprécié.

    Mais j’ai été dans la confusion notamment de ma propre interprétation des écritures avec ce site. Ivsan Otest ne croit pas au retour du Seigneur, malgré des versets dans les épitres qui mentionnent son retour. Pour lui, c’est la mort et la résurrection, pas de retour du Christ, pas d’enlèvement. avez vous une position à cet égard ?

    Malgré le personnage odieux, que pensez vous de son site, certains textes sont séduisants comme interprétation en mettant Christ comme seul référence, mais j’ai commencé a douté quand il a commencé à douter de certains passages bibliques, en prétendant qu’il fallait chercher le murmure dans ce livre inspiré mais avec des erreurs.

    Je ne vois pas comment Dieu nous laissez dans un libre en cherchant les erreurs des vérités… c’est déjà compliqué comme cela.

    Que le Seigneur vous bénisse.

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  4. C’est comique! aujourd’hui même je n’ai plus accès à son site web.
    Il a dû voir ce post je suppose mais à une rapidité diabolique puisque 12 heures après je n’ai plus accès.
    Il y a du diabolique la dedans, il doit passer son temps sur les autres sites et regarder ce qui ne lui plait pas.
    Monsieur n’aime pas la contradiction et il comprendra que l’Esprit qui est en moi m’a montré le personnage. il comprendra en lisant ce nouveau post.
    Il attendait de moi 6000 euros et non pas de un rapport fraternel. Je ne lui ai pas envoyé ce qu’il attendait, peu à ces yeux, une pointée d’euros jetée à la figure ml’a t-il dit.
    Je vais prier pour lui car le diabolique se joue bien de lui.

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  5. Oui en effet, Dianista m’avait envoyé un email pour montrer qu’il avait besoin de cette somme. Un message codée et indirecte pour dire que c’était cela qu’il avait besoin et que ma poignée d’euros n’étais pas à la hauteur. Cela m’a mis les boules, car au début j’étais partis de les aider régulièrement avec ce que je pouvais bien sûr mais quand j’ai vu la somme il m’ont repris pour la banque de France.
    j’ai senti leur déception alors que j’etais dans une attention bienveillante.
    J’aimais bien son blog sur certains sujets, j’ai voulu fraterniser mais je n’étais pas à la hauteur dans le domaine du verbe et du financement de son oeuvre. donc censure de mes messages.
    Je ne lui souhaite pas du mal mais j’espère qu’il va prendre conscience que lorsque l’on maîtrise la plume il faut aussi ne pas mépriser ceux qui n’ont pas ce don. Internet n’est pas toujours à la hauteur dans les rapports fraternels. Et Ivsan doit se remettre en question avec son rapport avec le prochain.
    Bon j’ai repris ma Bible en lisant moins Ivsan et je me sens mieux.

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  6. Oui je suis certain que Ivsan aime le Seigneur, j’aime et continue à lire certains textes qui sont de lui et il reste pour moi un chercheur intéressant. J’aurais préféré le connaître autrement et j’espère le meilleur pour lui et Dianista…..
    Bien à vous aussi Ntjufen pour vos propos

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    • Jack,Bien-aimé,
      Permettez-moi de ne pas faire semblant. Je ne fétichise absolument pas les mots, car ce ne sont que des outils. Nos actes sont plus bavards que nos belles et bluffantes déclarations d’intention. Ivsan est certes un chercheur intéressant, il est très esthétiquement un acclésien, mais ses attitudes, ses réactions n’ont rien de Yeshua. Rien.
      Quand nous traduisons les paroles du Seigneur, nous disons souvent: « malheur »! Non, il n’y a aucun mépris chez Yeshua, même pour les pharisiens et les Judéens à qui il annonçait le jugement. Il faut lire « j’ai mal pour vous »! (Woï!)
      Aussi, le Ivsan qui maudit, insulte, méprise, faisant des entre-chats avec ses phrases « intelligentes », c’est pour moi de l’atticisme de perush, du dandysme théologico-philosophique de salon. Il n’y a là rien qui irradie les très concrets, vérifiables et tangibles respect mutuel, recherche de la concorde et de la paix, amour du Père dans et par le Fils, avec surtout ceux qui ne partagent pas nos opinions sur tout.
      J’attends la citation à comparaître d’Ivsan qui m’a menacé et insulté à nouveau. Menacé de me traîner en justice si je ne faisais pas ses volontés en nettoyant ce fil de tout ce qui l’accable.
      Je ne connais pas la teneur de vos échanges, mais j’ai appris depuis que j’ai entamé mon pèlerinage terrestre, à faire confiance à quiconque produit les fruits dignes de la fiabilité. Or Ivsan est une machine à désaimer, à haïr et à mépriser. Il présente les symptômes d’un être qui a subi des horreurs, et qui (à son corps défendant, je ne sais, volontairement, je ne sais) irradie ces mêmes horreurs puissance 10!
      Ivsan veut soigner son image auprès des hommes? Piètre calcul d’un égomaniaque qui s’aime mal. Qu’il soigne son image auprès du Père en se repentant de ses insultes et de son mépris.
      Demeurez béni, et surtout, sondez les Écritures avec les dons que l’Esprit vous a confiés. Vous y trouverez le vade-mecum pour traverser cette vie.

      Paix vous soit.

      J'aime

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