Frank_Viola Croyances choquantes de C. S. Lewis

Frank Viola_Croyances choquantes de C.S. Lewis

« La vie chrétienne est une vie caractérisée par la créativité vraie et spontanée. Par conséquent, un disciple est soumis à la même accusation qui fut portée contre Jésus-Christ, à savoir, l’accusation d’incohérence. Mais Jésus-Christ a toujours été cohérent dans sa relation à Dieu, et un chrétien doit être cohérent dans sa relation à la vie du Fils de Dieu en lui,  pas cohérent avec les doctrines strictes, inflexibles. Les gens se déversent dans leurs propres doctrines, et Dieu doit les extirper de leurs idées préconçues avant qu’ils deviennent consacrés à Jésus-Christ.  »

~ Chambers Oswald

Un auteur chrétien bien connu pour qui j’ai beaucoup de respect m’a encouragé à commencer une série sur les croyances choquantes de certains des grands chrétiens qui ont eu une forte influence sur l’histoire de l’église.

Chaque disciple de Jésus est un brouillon. Au fil du temps, le grand éditeur – le Saint-Esprit – façonne nos vies et nos points de vue. Mais jusqu’à ce que nous voyons le Seigneur et « connaissions comme nous avons été connus, » nous sommes dans un processus.

C’est également vrai pour les chrétiens qui nous ont précédés.

Par conséquent, l’une des erreurs dont nous devons nous prémunir est de rejeter toute la contribution d’une personne parce qu’elle peut défendre (ou avoir défendu) des idées que nous trouvons dures à avaler.

Personnellement, si j’avais exigé que l’opinion de quiconque sur tous les sujets possibles soit identique à la mienne comme condition pour être aidé, c’est que, m’étant trouvé il y a 20 ans, j’aurais à m’excommunier moi-même!

La vérité est que mes opinions sur certains sujets ont changé au fil des ans.

Il en est de même des vôtres.

Une remarque: nous sommes tous dans un processus. Aucun d’entre nous n’a raison sur tout tout le temps. Cela vaut pour tout chrétien qui ait jamais vécu.

Ainsi  en mettant en évidence quelques-unes des « croyances choquantes » de ceux sur les épaules desquels nous nous tenons tous, mon but n’est pas de brûler l’effigie de ces gens. Pas plus que de rejeter leur contribution positive à l’histoire de l’église.

Il s’agit plutôt de démontrer que même s’ils ont défendu des opinions qui feraient dresser les sourcils de la plupart des évangéliques aujourd’hui, cela ne bouleverse ni ne nie les idées précieuses qu’ils ont apportées au corps du Christ.

Malheureusement, beaucoup d’évangéliques sont prompts à déprécier – voire maudire – leurs frères et sœurs en Christ pour des offenses doctrinales présumées, même si ces frères et sœurs sont attachés aux credos orthodoxes historiques (Confession des Apôtres, Symbole de Nicée, etc.). Pareilles déconsidération et  damnation peuvent toujours être évitées et cela ne profite à personne du côté du Royaume.

CS Lewis Rare image

Lorsqu’il y a de la diversité dans l’orthodoxie, la grâce doit être manifestée.Tout comme nous voudrions que la grâce nous soit manifestée, puisque aucun d’entre nous ne voit parfaitement (Matthieu 7:12).

Les paroles de Paul de Tarse sont foudroyantes pour nous tous: « c’est partiellement que nous connaissons. . . « (1 Corinthiens 13: 9, AlR).

Ceci dit, le premier post qui ouvrira cette série mettra en vedette les croyances choquantes de C.S. Lewis.

Avec la popularité de ses Chroniques de Narnia (plus de 10 millions d’exemplaires vendus), Les Fondements du christianisme ou Voilà pourquoi je suis chrétien et Tactique du diable (The Screwtape Letters) (considérés tous deux comme des classiques parmi les évangéliques), Clive Staple Lewis est considéré par beaucoup comme un « saint de l’évangélisme. »

Selon le magazine TIME, Lewis était « l’un des porte-parole les plus influents du christianisme dans le monde anglo-saxon. »

L’estimé réformé anglican J.I. Packer a appelé Lewis « notre saint patron. » Christianity Today a écrit qu’il « est devenu le d’Aquin, l’Augustin, et l’Ésope de l’évangélisme contemporain » ainsi que « le plus grand apologiste chrétien du 20e siècle. »

Lewis était un athée convaincu qui se convertit au christianisme et devint rapidement reconnu comme un « défenseur de la foi » et une « icône évangélique. »

Fait intéressant, il mourut le jour même que John F. Kennedy (22 Novembre, 1963). Ce qui est frappant est que à la fois Lewis et Kennedy étaient appelés « Jack » par leurs amis.

Néanmoins, en dépit de sa contribution extraordinaire à la foi chrétienne, voici six croyances choquantes qu’eut Lewis.

Notez que ces croyances seront « choquantes » pour de nombreux évangéliques, en particulier ceux qui ont revendiqué Lewis comme une icône de l’évangélisme. Elles ne vont pas heurter la plupart des non-évangéliques. J’ai aussi délibérément omis de mentionner une seule des actions « choquantes » de Lewis du moment que cette série se concentre sur les croyances .

N’écrivant pas ceci pour des chercheurs, c’est volontairement que je n’ai pas documenté chaque déclaration par la mention des numéros de page. Mais les ouvrages de référence sont répertoriés de sorte que vous pouvez les vérifier vous-même si vous êtes sceptique.

1. Lewis croyait au purgatoire.

Il en parle dans son livre, Lettres à Malcolm. Dans Apprendre la mort (A Grief Observed), Lewis a évoqué sa femme décédée, Joy, la reliant aux souffrances et purifications du purgatoire.

Lewis croyait que le salut s’obtient par la grâce, mais pour son entendement, il produit une transformation totale et nécessite la réception humaine.

Ainsi, il estimait que la transformation peut même se produire après la mort, et certains chrétiens ont besoin d’être purifiés afin d’être en forme pour le ciel et en jouir. Pour Lewis, le purgatoire est pour la sanctification totale (plutôt que pour le châtiment). De ce point de vue, Lewis a perçu le purgatoire comme une œuvre de grâce.

2. Lewis croyait à la prière pour les morts.

Sourdant de sa croyance dans la purification du purgatoire, Lewis croyait (et pratiquait) la prière pour les morts. Il en parle dans Lettres à Malcolm .

3. Lewis croyait qu’il était possible pour ceux qui sont en enfer de voyager vers la grâce après la mort.

Pour Lewis, le salut ne dépend pas de la volonté de Dieu, mais la volonté des damnés. Dans The Problem of Pain , il écrit: « Je crois que si un million de possibilités étaient susceptibles de faire le bien, il leur  serait données. »

Il disait souvent que l’enfer est verrouillé de l’intérieur et insistait pour dire que l’on choisit soi-même l’enfer. Par conséquent, pour Lewis, il y a une possibilité qu’un jour certains des damnés puissent choisir d’être restaurés.

4. Lewis croyait que c’est une erreur de penser que les chrétiens devraient tous être abstinents (ceux qui s’abstiennent de l’alcool).

Selon Lewis, « le mahométisme, pas le christianisme, est la religion de l’abstinence totale. » C’est une citation directe de Les Fondements du christianisme ou Voilà pourquoi je suis chrétien. En revanche, beaucoup d’évangéliques croient aujourd’hui que tous les chrétiens devraient s’abstenir d’alcool.

5. Lewis croyait que la messe catholique était un portrait valable de la Cène du Seigneur (Communion).

Lewis a estimé que le point de vue catholique du pain et du vin est tout aussi valable que la vue protestante évangélique. (Le point de vue catholique considère le pain et le vin comme le corps et le sang de Jésus tandis que l’opinion évangélique – de manière générale – considère le pain et le vin comme symboliques.) Il en parle dans Lettres à Malcolm.

6. Lewis croyait que le livre de Job n’était pas historique et que la Bible contenait des erreurs.

Encore une fois, cela ne heurtera que certains évangéliques. Lewis en discute dans ses Réflexions sur les Psaumes .

Pour en savoir plus sur les points de vue de Lewis et surtout sa vie extraordinaire, je recommande vivement la biographie éclairante de Alister McGrath , C.S. Lewis, a Life: Eccentric Genius, Reluctant Prophet/C.S. Lewis, une vie: Génie Excentrique, Prophète réticent .

Ce livre est considéré comme la meilleure biographie imprimée de Lewis . Et il est remuant à certains égards.

Voici quelques faits saillants:

* Lewis a distribué tous ses gains pour ses livres chrétiens aux nécessiteux. Cela l’a rendu pauvre.

* Lewis avait une mémoire quasiment photographique.

* Bien que brillant, il était gauche et maladroit. Il n’a jamais su conduire une auto, ni taper à la machine.

* C’est délibérément qu’il produisait des réponses écrites à tous ceux qui lui écrivaient.

* Il a combattu durant la Première Guerre mondiale, s’engageant dans « la guerre des tranchées », mais il en parlait rarement.

* Au soir de sa vie, il estimait que ses facultés intellectuelles pour défendre l’Évangile avaient une mince portée et il croyait qu’il était un  apologiste raté parce qu’il ne pouvait pas persuader ses plus proches amis et parents d’accepter l’Évangile.

* Dans son Le Problème de la souffrance (The Problem of Pain), Lewis a argumenté avec brio et avec une logique inattaquable sur la bonté de Dieu et le problème du mal dans le monde. Mais quand sa femme décéda, il estima que ses arguments précédents sur le mal et la souffrance n’étaient plus adaptés. Sa pensée mise à jour sur le sujet apparaît dans son oeuvre tardive, Apprendre la mort (A Grief Observed).

Il y a beaucoup plus, mais je m’en remets à vous pour acquérir le livre de McGrath et  l’apprendre. :-)

f.v.

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Michael Beiras, Les mages venus d’ « Orient » ont-ils suivi une « étoile » littérale à Jérusalem?

Note liminaire.

L’imagerie classique de la nativité de Y’shua a pour élément distinctif son lien cardinal avec la lettre du texte du Nouveau Testament. L’esprit du texte, quant à lui, appauvri, mis en haillons, en devient un mendiant de sens, un clandestin de la compréhension, expulsé des esprits colporteurs d’une « foi » hoquetante. Michael Beiras sur ce sujet précis, te tient par la main et en relisant calmement le texte qui parle d’étoile, te montre combien à l’instar de l’esprit de fantaisie qui est celui du judaïsme des sources, la folle passion de la fable faiblarde a perméabilisé le christianisme qui, à tout prendre, connaît finalement bien peu le Christ! L’étoile n’est étoile, dans le récit de Matthieu, qu’au sens hébraïque du terme. Point à la ligne.

Michael Beiras

Les mages venus d’ « Orient » ont-ils suivi une « étoile » littérale à Jérusalem?

Star-of-Bethlehem

NON. Creusons un peu plus profondément.

Pour comprendre l’étoile de Bethléem, nous devons penser comme les mages. Mus par cette « étoile d’Orient », ils se sont d’abord rendus à Jérusalem et ont dit au roi Hérode la prophétie qu’un nouveau chef du peuple d’Israël allait naître. Nous devons également penser comme le roi Hérode, qui a demandé aux mages quand l’étoile était apparue, parce que lui et sa cour, apparemment, ignoraient qu’une telle étoile fût dans le ciel.

Ces événements nous posent notre première énigme d’astronomie de la première Nativité. Comment les conseillers du roi Hérode ont-ils pu ignorer l’existence d’une étoile si brillante et si évidente qu’elle aurait pu conduire les mages à Jérusalem? Ensuite, pour atteindre Bethléem, les mages devaient se rendre directement au sud de Jérusalem; en quelque sorte cette « étoile d’Orient » passait devant eux, jusqu’à ce qu’elle vienne et se tienne là où se trouvait le jeune enfant. »

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Maintenant, nous avons notre deuxième énigme d’astronomie de la Nativité: comment une étoile « d’Orient » peut-elle guider nos mages au sud? L’étoile du nord guide les randonneurs perdus vers le nord, alors une étoile d’Orient ne devrait-elle pas conduire les mages vers l’Orient?

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Et nous avons encore une troisième énigme d’astronomie liée à la première Nativité: comment l’étoile dont parle Matthieu pouvait se mouvoir  » devant eux « , comme les feux arrière sur le chasse-neige que vous pourriez suivre pendant une tempête de neige, puis s’arrêter au-dessus de la mangeoire à Bethléem, à l’intérieur de laquelle était présumé se trouver l’enfant Y’shua?

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Les astronomes se rendent compte qu’aucune étoile ne peut faire ces choses, pas plus qu’une comète, ou Jupiter, ou une supernova, ou une conjonction de planètes ou de tout autre objet lumineux dans le ciel nocturne. On peut affirmer que les mots de Matthieu décrivent un miracle, quelque chose qui dépasse les lois de la physique. Mais Matthieu a choisi ses mots avec soin et a écrit deux fois « l’étoile d’Orient », ce qui suggère que ces mots ont une importance particulière pour ses lecteurs. »

Pouvons-nous trouver une autre explication, compatible avec les mots de Matthieu qui ne demandent pas que les lois de la physique soient violées? OUI.

shining angelos

Les mages ont suivi une étoile, mais cette  » étoile  » était un être humain (un ange) Il y a de nombreux passages des écritures qui parlent métaphoriquement des personnes comme des  » étoiles « : Genèse 37: 9, Exode 32:13 Nombres 24:17, Juges 5:20, Job 38: 7, Psaume 148: 3, Isaïe 13:10, Isaïe 14:13, et bien d’autres encore.

Apocalypse 1:20

« Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept églises, et les sept chandeliers sont les sept églises. »

Une  » étoile  » peut aussi être un « ange » et un « ange » est un messager de Dieu (être humain)

Hébreux 13: 2

 » N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. »

Maintenant, lisez ce passage avec cette nouvelle information en tête.

Matthieu 2: 9-10

« Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta. Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.  » Comment une  » étoile  » littérale peut-elle se tenir au-dessus de Y’shua? Impossible, mais un être humain le pouvait et l’a fait.

Apocalypse 22:16  » Moi, Y’shua, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. « 

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