Yeshua et Paul: deux missions, deux évangiles, l’un aux Judéens, l’autre aux Gentils/Païens/Nations/Goyim?

Yeshua et Paul: deux missions, deux évangiles, l’un aux Judéens, l’autre aux Gentils/Païens/Nations/Goyim?

yesh paul
Yeshua a dit n’avoir été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël (Matthieu 15:24). Qu’on reçoive cette parole ou qu’on l’ignore, elle fonde les limites de la mission du Fils de l’Homme.
Paul de Tarse, qui dit avoir reçu son apostolat du Messie Yeshua directement (Galates 1:11), a commencé son ministère auprès des Judéens, et en Actes 18:16, il a dit devoir aller vers les Païens/Nations/Goyim, ayant essuyé l’opposition de ces Judéens.
Paul a-t-il outrepassé la mission de Yeshua en allant vers les Païens/Nations/Goyim, car sa venue était exclusivement pour les Israélites?
Si on répond par oui, l’évangile n’est pas cohérent, et Paul n’est pas un serviteur fidèle. On serait alors fondé à dire que Paul a prêché un autre évangile.
Si en revanche on répond par non, comment comprendre que Paul de Tarse soit allé prêcher aux Goyim, alors que le Fils de l’Homme s’est montré exclusif pour les Israélites dans son ministère?
A moins alors, quand on lit bien les épîtres pauliniennes, que les Païens/Nations/Goyim auxquels Paul s’adressait n’aient été que ces brebis perdues, celles qui avaient été plusieurs siècles auparavant mêlées aux Païens/Nations/Goyim, constituant ce que le NT appelle la Dispersion (Jacques 1:1), en fait la Diaspora. Ne sont-ce pas là les brebis perdues dont parlait aussi le Messie Yeshua, ces brebis d’une autre bergerie, qui, réunies aux brebis de Judée formeraient un seul troupeau, sous la houlette d’un seul berger? (Jean 10:16) Car dans les épîtres de Paul aux Gentils/Païens/Nations/Goyim, de nombreux indices renvoient à la saga d’Israël, avec, pour réveiller, et non éveiller, la foi de ces Gentils/Païens/Nations/Goyim, le rappel des promesses, des alliances, des dits de prophètes, des épisodes marquants de la saga d’Israël. À quel titre des populations n’ayant aucun lien avec Israël seraient concernées par les alliances, les promesses faites exclusivement à Israël? Comment, pourquoi Paul rappellerait-il à des non-Judéens des éléments historiques bien spécifiques qui n’appartiennent qu’à l’histoire de l’Israël avant la Scission du royaume de David?

Il faut donc pouvoir dépasser les prémisses conventionnelles de lecture des lettres de Paul et du livre des Actes des apôtres. Ces prémisses fondent l’externalisation de l’évangile du contexte judéen aux autres peuples de la terre, les Goyim. D’après ces prémisses, Yeshua a prêché aux Galiléens et aux Judéens, tandis que Paul a apporté l’évangile au reste du monde, aux non Israélites, aux païens. Il faut dépasser ces prémisses pour saisir que Paul n’est pas allé à l’encontre de la mission de Yeshua, à savoir, aller seulement vers les enfants d’Israël. Le mystère (Éphésiens 3:6) concernant les Gentils/Païens/Nations/Goyim touchait bien ces Israélites de la Diaspora (olivier sauvage) qui devaient être ramenés et greffés à l’Israël d’alors, (olivier franc) Romains 11:16-24.

Ce mystère ne te concerne pas, ne me concerne pas. Il concerne les enfants de l’alliance disséminés parmi les Gentils/Païens/Nations/Goyim, descendants de l’Israël d’avant le Schisme. La Bible, dont la Genèse mime la Révélation de la fin, est un récit essentiellement israélite, avec des préoccupations israélites. Où y sont les préoccupations des Chinois, des Aborigènes, des Bochimen, des Incas, des Inuits, des Peuls, des Pygmées, des Grecs, des Romains, des Soninkés, des Japonais, des Assyriens, des Égyptiens ou des Ankhoriens?
Et moi, en quoi suis-je alors concerné? Homo sum, et humani nihil a me alienum puto. Je suis un homme, je pense que rien d’humain ne m’est étranger. Ce dit de Térence suffit à faire rejaillir sur toute l’humanité l’expérience d’une Israël qui a eu avec le Père céleste une palette d’expériences riches d’un enseignement sans âge, avec la figure d’un Christ qui est la mesure de toutes choses. Mais pas besoin de se faire Israélite pour marcher avec Christ. Pas besoin de s’imaginer Judéen pour recevoir Christ. Pas besoin d’être sur la photo biblique pour espérer en Christ. Il a prêché le salut, seulement à ceux-là qui avaient besoin d’être sauvés de la malédiction de la Loi. Cela ne te concerne pas, ne me concerne pas, car ni toi ni moi n’avons été sous la Loi.
Paul, l’apôtre des Goyim/Gentils/Païens s’adressait bel et bien à ceux vers qui Yeshua destinait l’autre versant de la mission, les élus de la diaspora, afin que tout Israël soit sauvé!

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Chuck Crisco, JEAN 3:16? QU’EST-CE QUE LA VIE ÉTERNELLE?

veJEAN 3:16? QU’EST-CE QUE LA VIE ÉTERNELLE?

 

Que vous ayez grandi à l’église ou non, il y a de fortes chances que vous puissiez citer Jean 3:16 de mémoire. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. (Jean 3:16) Comme la plupart d’entre nous, vous pensez probablement que cette vie éternelle est synonyme d’aller au ciel quand nous mourrons. Mais est-ce là la vérité?

 

Examinons le mot ‘éternel’ un instant. C’est le mot ‘aionios’. Helps Word Studies le définit ainsi: Mot de même origine: 166 aiṓnios (adjectif, dérivé de 165 / aiṓn (ère, avoir un caractère et une qualité particuliers) – singulièrement, semblable à l’ère (telle une ère), c’est-à-dire une caractéristique de l’ère (la qualité décrivant une ère particulière), (au figuré) la qualité unique (réalité) de la vie de Dieu dans le croyant, c’est-à-dire comme le Seigneur manifeste la vie En-Lui-même (tel dans sa demeure sans péché du ciel.) Il (aiṓnios) ne se concentre pas sur le futur en tant que tel, mais plutôt sur la qualité de l’ère (165 / aiṓn) auquel il se rapporte. Ainsi les croyants vivent dans « la vie éternelle (166 /aiṓnios) » maintenant, expérimentant cette qualité de la vie de Dieu maintenant comme une possession présente (notez le présent en Grec d’avoir la vie éternelle dans Jean 3:36, 5:24, 6:47, voir Romains 6:23.)]

Le mot « éternel » fait référence à une ère ou à une qualité vécue à une époque de l’histoire.

Mais ce mot en modifie un autre, le mot vie, ou zoe:

Mot d’origine: ζωή, ῆς, ἡ

Partie du discours: nom, féminin

Translittération: zóé

Orthographe phonétique: (dzo-ay ‘)

Définition courte: la vie

Définition: 2222 zōḗ – la vie (physique et spirituelle).

Ainsi la vie éternelle, dont nous pensions qu’elle signifiait ‘aller au paradis quand nous mourrons’, signifie réellement, la vie de l’époque et était déjà expérimentée par les croyants dans le NT.

Vous ne trouverez pas un verset qui dit que la vie éternelle et le ciel sont la même chose. Ce n’est juste pas identique.

Sur une note rapide, rappelez-vous que la période de la croix à l’an 70 est une transition de l’ancienne ère de la Loi à l’ère de la Nouvelle Alliance du Royaume. La fin de l’ère était la fin de l’ère de l’Ancienne Alliance où Rome détruisit Jérusalem 40 ans après la croix (en une génération).

QU’EST-CE QUI PÉRIT?

Eh bien, permettez-moi de proposer une définition supplémentaire, car il y a une énorme idée fausse au sujet de « périr ». Nous lisons de nouveau dans un texte ce que l’évangélisme nous a enseigné. Nous pensons que périr signifie enfer. (voir Dieu détruira votre âme en enfer)

Le mot périr n’est pas un terme spirituel, mais un terme littéral pour décrire la mort associée à ces Judéens qui mourraient dans les feux de l’an 70 s’ils ne faisaient pas confiance au Christ et abandonnaient la Loi de l’Ancienne Alliance avant qu’il ne soit tard.

Relevez les paroles que Yeshua leur adresse (à eux, pas à nous) les avertissant qu’ils périraient d’une mort littérale tout comme les autres:

Luc 13: 2 Jésus leur répondit : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? 3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. 4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis. Mais si VOUS ne VOUS repentez, VOUS périrez TOUS ÉGALEMENT. »

Nous voyons la même chose dans Marc 4:38 quand les disciples étaient frustrés par Jésus parce qu’ils craignaient qu’ils ne meurent. Il n’y a ici aucun sens d’aller à un endroit appelé l’enfer. Ils craignaient de se noyer: et lui-même était à la poupe, sur l’oreiller endormi, et ils le réveillèrent, et lui dirent: Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons?

Alors, quelle est cette ÈRE PHYSIQUE et / ou SPIRITUELLE de la VIE?

C’est l’ère après la loi, après l’an 70. Les croyants auparavant l’expérimentaient déjà en abandonnant la fin de l’ère de la Jérusalem naturelle et du sacerdoce naturel, et ils goûtaient les pouvoirs de L’ÈRE À VENIR (Hébreux 6: 5). Nous vivons dans la période de l’histoire maintenant où « ils me connaîtront tous du plus petit au plus grand. »

point de salut! Quel salut?

point de salut! Quel salut?

Note liminaire:

Le christianisme est un train bien campé et tout fiérot sur les rails de ses doctrines mishnéiques, qui fonce et avance, même sans Christ, surtout sans Christ. La preuve, avec le fardeau et les débats stériles sur un « salut » qui ne concernent personne après l’accomplissement de TOUTES les prophéties à la chute de Jérusalem, comme annoncé en Luc 21:22. Salut par-ci, salut par-là. « Je suis sauvé, lui ne l’est pas », et bla bla bla. Mais, quel malentendu pluriséculaire! Le salut concerne, d’après la Bible, des hommes et femmes qui ont vécu une période charnière de l’histoire humaine: Israël! Des Judéens, des Galiléens, des Israélites de la Diaspora, gens SOUS LA LOI, et qui devaient être la tête de pont d’une réconciliation cosmique!

Voilà, le catholicisme et toutes ses filles qui jacquot-répètent le Notre Père sans y voir le modèle formel, mais le rayon de soleil ne varietur, ont investi la problématique du salut, du seul fait d’un gauchisme infantile de cet églisianisme convulsif: le « nous » néotestamentaire concernerait des humains de tout temps et tout lieu! Folie! On veut, coûte que vaille, grâce au Photoshop doctrinal des Talmuds catholiques et évangéliques, se voir sur la photo qui date du premier siècle! Folie!

Sauvé! Sauvé! mais, bibliquement, de quoi était-on sauvé? (imparfait de l’indicatif, modalité accomplie)

Tim Liwanag répond succinctement.

Sauvé?

Mais sauvé de quoi?

CHRIST: LE SEIGNEUR DIEU D’ISRAEL A RACHETÉ SON PEUPLE DE:

LA MALÉDICTION DE LA LOI

Gal. 4:4-5 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.

Gal 3: 13- Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois

POUR LES SAUVER DE:

LEURS PÉCHÉS

Matthieu 1:21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés..

LEURS ENNEMIS

Luc 1:68-74 Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, De ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur Dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, – Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, Et se souvient de sa sainte alliance, Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte.

LA COLÈRE

Romains 5:8-9 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

LA MORT

Luc 9:23-27 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu.

La nation d’Israël a reçu les promesses messianiques, les prophéties et les alliances (Rom. 9: 3-5). Ceux qui ont rejeté le Messie sont devenus des « vases de colère formés pour la perdition » (Luc 21: 20-24, Rom. 9:22). La colère de Dieu est venue sur eux à son comble (1 Thess. 2, 14-16).

Que de malentendus

Malentendus

Dans deux échanges célèbres entre Yeshua et ses interlocuteurs, nous assistons à l’expression de malentendus qui annoncent très bien la foule des malentendus qui jalonnent la réception de sa Bonne Nouvelle au fil des époques et des siècles. 

1- Lorsque nuitammment le Rabbi Naqdimon, alias Nicodème vient s’assurer de l’authenticité du service du Nazaréen, Yeshua lui parle de naître d’En-Haut ou de nouveau, l’érudit quant à lui pense à l’idée, qu’il trouve lui-même saugrenue, au demeurant, de revenir dans le ventre de sa mère pour en sortir de nouveau,

2- Lorsqu’au bord du puits de Jacob, le Fils de l’Homme parle d’eau, la sienne, qui donne la vie et étanche la soif définitivement, la Samaritaine quant à elle pense à H2O, désireuse de goûter une version singulière de la substance aqueuse.

Il en est ainsi de nos lectures bibliques, à 100, 200, 500, 1000, 1500, 2000 ans de distance d’une langue, d’une culture sémitiques et grecques riches, porteuses d’une fôret de symboles.

Il est regrettable que dans leur compréhension du texte biblique, pléthore de « croyants », selon l’instruction qu’ils ou elles ont reçu, se cantonnent à ne lire que soit l’ancien, soit le nouveau testaments. Quel gâchis ! On ne comprend pas la racine de l’Ancien Testament sans les branches et les feuilles du Nouveau.

Et à lire l’Ancien et le Nouveau Testaments, combien il est triste et dommageable de mépriser les marqueurs temporels, le contexte d’énonciation, la pertinence de l’auditoire. Car le caractère sacré de la Bible ne l’installe pas dans l’atemporalité, car le caractère divin de la Bible ne dispense pas de distinguer à qui s’adressent les différents discours qui s’y énoncent, s’y répètent, en échos qui font vibrer les âmes des hommes de toutes langues, toutes cultures, tous pays.

Ces vibrations, hélas, accompagnées de l’orchestration de la « religion », transforment des discours de circonstance en dogmes, tournent des directives ponctuelles en doctrines clivantes au possible. C’est bien l’habillage de la religion qui amène le Chinois à s’arracher les poils du menton pour saisir son lien avec l’un des enfants de Noé, en 6000 ans d’histoire. C’est le même écran de fumée de la religion qui pousse le Hottentot, le Maya, le Navajo, le Tamoul, le Bamiléké, le Hutu, le Sérère, l’Aborigène, l’Inuit, à rechercher, parmi Shem, Ham et Yephet qui est son ancêtre, en 6000 ans d’histoire!

Car, il faut laisser parler la Bible et saisir que le malentendu n’est jamais loin.

Quand elle dit: « le ciel et la terre », la mer, le monde, les bêtes des champs, le malentendu n’est jamais loin.

Quand de façon répétitive, le texte biblique dit: « mon peuple », « ce peuple » (328 fois), toi qui as proclamé ton attachement au Ressuscité, tu as l’impression qu’il est question de toi?

Considère par exemple le dit du prophète Jérémie:

Jérémie 50:6 « Mon peuple était un troupeau de brebis perdues; Leurs bergers les égaraient, les faisaient errer par les montagnes; Elles allaient des montagnes sur les collines, Oubliant leur bercail. »

Cher chrétien, quelle que soit la latitude sous laquelle tu vis, te sens-tu concerné directement par cette parole du prophète ?

Car c’est la source d’une restriction, d’une discrimination sans équivoque que le Fils de l’homme a Lui-même énoncée:

Matthieu 15:24 « Yeshua répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

La cible du service originel des envoyés du Nazaréen est claire:

Matthieu 10:5 « Tels sont les douze que Yeshua envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les Goyim, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains. »

Il y a un profond malentendu dans toute l’histoire de l’évangile et de la chrétienté en dehors de « la terre » et du « monde » bibliques. Car « le monde » et « la terre » des Israélites de la Bible ne dépasse guère les frontières de la Mésopotamie avec un bout de Numidie. 

Les chrétiens ont été formatés pour se projeter dans l’histoire d’Israël, et endosser la qualité d’Israélite, de Judéen et clamer en le chantant qu’ils sont une génération élue, un peuple choisi, une nation mise à part, brandissant avec enthousiasme 1 Pierre 2:9. Quand de façon répétitive la Bible parle de « mon peuple » s’agissant de Yah, il n’est pas question ni de toi, ni de tes ancêtres ! 

Car tu n’appartiens à aucune des Douze tribus d’Israël.

Pourquoi donc lire sa Bible en faisant fi du contexte d’énonciation ? La préoccupation de l’auditoire initial des messages bibliques importe hélas souvent peu, car la « religion » dite chrétienne veut coûte que vaille faire vivre l’idée que les chrétiens sont « le peuple de Dieu ». Malheureusement cette prétention qui est une dérive de l’intrusion dans la saga d’Israël donne l’illusion d’être meilleurs et supérieurs, sans toutefois les œuvres qui vont avec de telles considérations de supériorité.

Pourquoi donc recycler la vanité d’avoir la Torah, les prophètes, les Alliances et les ordonnances d’El Elyon, s’imaginer avoir, jadis ou naguère ou d’antan, été sous la Loi de Moïse?

Chrétien, tu n’es pas Judéen, tu n’es pas non plus Goy = Païen/Gentil/Goy/Non-Judéen! 

Tu es enfant du Très-Haut puisque tu as reçu la Vie que le Messie donne! Et qui peut prétendre depuis le Golgotha être exclu de la filiation du Père? En Adam, la transgression est venue, par le Messie la réconciliation s’est faite, et Yeshua, le dernier Adam est plus grand que le premier transgresseur.

Le sang du Messie n’est jamais retombé sur toi en anathème (Matthieu 27:25), mais il a pour vertu de t’avoir fait venir sur terre (la planète, cette fois-ci), net, justifié. 

Chrétien, ton église, ton assemblée, ta secte, ton groupuscule n’est pas le Royaume d’Èlohim!

Souviens-toi que n’ayant jamais été Judéen ni Israélite, tu n’appartiens à aucune des 12 tribus! Tu n’as donc pas à chercher autour de toi les 144000 du livre de la Révélation qui ont quitté cette terre il y a 2000 ans! Et aujourd’hui la tribalité israélite est une monumentale et menteuse fiction.

Le Livre de vie qui discriminait les élus à la fin de l’ère mosaïque ne te concerne pas!

Chrétien! Tu n’as jamais été sous la Loi de Moïse, alors lis dans le Nouveau Testament Paul de Tarse avec la distance critique de celui qui est juste l’héritier par inflexion du projet de Celui qui disait n’être venu que pour les enfants d’Israël en vertu de ceci:

Actes 9:15

Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi, pour porter mon nom devant les Goyim, devant les rois, et devant les fils d’Israël;

Actes 18:6

Les Judéens faisant alors de l’opposition et se livrant à des injures, Paul secoua ses vêtements, et leur dit: Que votre sang retombe sur votre tête! J’en suis pur. Dès maintenant, j’irai vers les Goyim.

Actes 26:17,18

Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des Goyim, vers qui je t’envoie,…

Romains 1:5

par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les Goyim,

Romains 11:13

Je vous le dis à vous, Goyim: en tant que je suis apôtre des Goyim, je glorifie mon ministère,

Romains 15:16

d’être ministre de Yeshua le Messie parmi les Goyim, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les Goyim lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint.

Galates 2:7,8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, -…

Éphésiens 3:6-8

Ce mystère, c’est que les Goyim sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile,…

1 Timothée 2:7

et pour lequel j’ai été établi prédicateur et apôtre, -je dis la vérité, je ne mens pas, -chargé d’instruire les Goyim dans la foi et la vérité.

2 Timothée 1:11

C’est pour cet Évangile que j’ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d’instruire les Goyim.

Pas de malentendu : les nations, les gentils et les païens, ce sont les Goyim, les non-Israélites.

La passerelle est là, tissée avec les lianes des révélations de Paul de Tarse, dont le service est la charnière, la jointure qui met en articulation la gentilité, c’est-à-dire les Goyim, avec l’héritage d’Israël. C’est cela être cohéritiers. Par greffe.

Cesse donc de considérer les trahisons, les horreurs et les infidélités d’Israël et de Juda comme ton héritage. Tu es cohéritier de la promesse: demeure SIMPLEMENT en Christ, laisse-le vivre en toi!

ADAM N’EST PAS TON ANCÊTRE, CAR TU N’ES PAS UN ENFANT DE L’ALLIANCE! ADAM N’EST QUE LE PREMIER HOMME … DE L’ALLIANCE, ET LES TROIS FILS DE NOÉ N’ONT PEUPLÉ DE « TERRE » QUE LA MÉSOPOTAMIE.

L’HISTOIRE D’ISRAËL N’EST PAS TON HISTOIRE.

Tu n’as pas besoin d’être sauvé, au sens du salut qui venait au 1er siècle sur les Judéens. Sur eux s’est abattu le Jour du Seigneur en l’an 70 avec la destruction du Temple, la fin de la Loi et l’achèvement du « Ciel et de la Terre » de l’ancienne Alliance désormais morte et remorte. 

Tu as besoin de te savoir aimé du Père, et d’aimer à ton tour, comme le Messie des Judéens a aimé, de façon sacrificielle.

Le Jugement destiné aux Israélites et annoncé pendant des siècles n’est pas pour toi, il a été consommé en Tisha B’ Av en l’an 70 selon le calendrier précis établi par le prophète Daniel, avec tous les signes annoncés par Yeshua et son apôtre Jean. Les disciples de Yeshua ont fini de parcourir les villes d’Israël depuis 2000 ans (Matth. 10:23)!

Détends-toi! VIS TA VIE SANS PEUR! La peur est le carburant de la religion que Christ est venu abolir: que ton cœur ne se trouble pas.

Si tu ne baignes pas dans l’amour en toi, autour de toi, il y a de l’eau dans la sève entre le sarment que tu es et le Messie Yeshua, le pied de vigne. Regarde au fruit de ton seul quotidien. Chaque jour est une vie à nourrir du pain qui est Yeshua. Pas de malentendu : remplace le pain par tout aliment commode de ton environnement ; le Messie peut même être ton quinoa ou ton manioc de chaque jour🤓

Que la peur quitte ta vie, et que la paix du Messie te vienne et t’habite. Sans malentendus.

Prier…

Prière.jpgDe quelque secte ou dénomination chrétienne que tu viennes, il t’a été enseigné une prière, celle qu’a dite le Seigneur Yeshua Lui-même, le Notre Père.
Excellente prière, requête parfaite.
Sauf… sauf que cette adresse au Père est datée, sortie depuis deux mille ans de l’inaccompli et quand elle demeurerait dans sa forme un parfait exemple, elle est caduque dans son esprit.
Car,
Certes, Notre Père est toujours céleste
Mais Son règne/royaume est déjà venu, et Il vit en Ses terrestres enfants
Sa volonté est effective sur cette terre comme aux cieux
Il nous donne déjà chaque jour notre pain, car la Bonne Nouvelle de la réconciliation en Son Fils n’exige plus de personne d’aller sur les chemins sans bourse ni argent
Il nous a déjà pardonné nos offenses en Son Fils qui S’est donné à la croix du Calvaire
… et quiconque a réellement conscience de ce pardon acquis gratuitement ne peut qu’exercer le pardon
Le Père ne nous tente pas, mais nous sommes amorcés et attirés par nos convoitises qui ruinent nos vies
Le mal nous environne et vole comme un oiseau au-dessus de nos têtes, c’est notre responsabilité de l’empêcher de se poser et de faire son nid sur nos têtes
Et quand le mal serait le Jour de Yah, ce Jour est venu il y a deux millénaires sur la nation qui encourait le Jugement
Oui, à Lui sont pour toujours toute gloire, toute puissance…
Une prière est un discours de création, et non d’itération récitée. On ne « récite » donc pas des prières qui ne disent pas nos mercis les plus abrupts, nos préoccupations intimes et nos requêtes propres.
Le Messie nous a donné le secret de la prière: prier en secret. Les prières spectacles, les prières-brouhaha n’ont de pertinence que pour les âmes engourdies et enivrées de religion.
Avec quels mots pries-tu?
Récites-tu les paroles d’un autre?
Le Père est celui de TOUS Ses enfants, toi y compris. Un théologien, un pasteur, un prêtre, un religieux de quelque acabit n’a pas plus l’oreille du Père que la plus modeste des âmes ici-bas. Prie avec tes faibles mots. Prie avec ton vocabulaire. Prie avec ta syntaxe. Prie avec ton coeur. Parle à ton Père. Fais-le librement en tout temps et en tous lieux.
La religion a prostitué, marchandisé, labellisé, droitd’auteurisé des « prières ». Dans l’intimité de ta chambre, le coeur à coeur avec ton Père te permet d’être toi sous la lumière de l’Esprit saint. Tu peux certes emprunter des mots, des expressions, des tournures qui ne sont pas de toi, mais reste toi-même, car si la religion transforme des « séquences de prières » en spectacle, devant ton Père, tu es nu(e), sans apprêt, sans fard…
Le Père n’est pas sourd et entend les adresses de Tous Ses enfants. Circoncis donc tes oreilles spirituelles et entend la réponse du Père. Car Il répond.